ANALYSES DES DONNEES DU RESEAU LOUP (07/2020)

Sur un ensemble de données élevé de 2354 indices retrouvés durant une période de 5 mois il faut constater que plus de 9% des données sont classées invérifiables et ne sont l’objet d’aucune démarche de terrain qui permettrait enfin de valider ou invalider ces 215 données inexploitables.

Compte tenu du peu de données récoltées par le réseau dont 5000 bénévoles auraient été formés à la recherche d’indices, il semble inexcusable de ne pas chercher à conforter 9% des investigations de terrain. Quand il ne cherche pas d’indices le bénévole n’en trouve pas, c’est une évidence qu’il faut rappeler !

Plus de 700 données ne sont pas exploitées avant la production du « Flash Info loup » qui finalement porte bien son nom, puisqu’il semble peu probable de pouvoir estimer les phénomènes de dispersion en dehors des Alpes et massifs montagneux avec 40% des données au total qui ne sont pas exploitées.

Peut-on croire que les conclusions émises concernant le suivi des phases de découverte, pré-installation, installation-adaptative et installation-reproduction du loup sont probantes ?

Peut-on croire que certains faits connus sont occultés des données ?

 

 


ANALYSE DES DONNEES :

Les données recueillies en dehors de ce que l’Ofb persiste à décrire comme un front de colonisation qui n’existe pas, de fait, seulement 9% des données traitent de l’ensemble des départements suivants :

Dans l’Aisne il est constaté 2 sorties de terrain sur la période décrite, pour deux éléments non retenus et une analyse de poil non confortée.

AISNE PRÉSENCE DU LOUP. COMMENT S’ORGANISE L’OMERTA ?

Dans le Calvados aucune démarche n’est menée alors que le canidé est présent en Seine-Maritime officiellement depuis quelques semaines. L’Observatoire du loup a par ailleurs placé ce département sous dispersion (avec celui de l’Oise) dès le mois d’août 2018. Cela malgré les événements qui se sont déroulés dans le département de la Manche en 2019 et alors que la présence du loup dans l’Orne ne fait aucun doute.

LE DÉPARTEMENT DU CALVADOS EST PLACE SOUS SURVEILLANCE.

 

PRÉSENCE DU LOUP: LE DÉPARTEMENT DE L’ORNE EST PLACE SOUS SURVEILLANCE

En Charente alors que la pression de prédation sur le chevreuil mais aussi concernant les caprins et les ovins depuis décembre 2018, dans une moindre mesure, seule 5 journée d’investigation de terrain permettent de conforter une observation retenue. Le 31 janvier 2020 un indice est classé NR (non retenu) sur la commune de Villefagnan ou le 01 février 2020 des caprins ont fait l’objet d’une prédation.

Ce fait n’est pas présenté et donc occulté des données. Il ne se passe rien dans le nord du département !

En Charente Maritime, un seul fait d’observation est retenu, sans aucune autre démarche sur ce département. Toutefois, même si il est possible d’expliquer naïvement qu’il s’agit de l’individu ciblé en Charente, cette explication est très improbable, puis que selon nos suivis le loup présent coté maritime est sortie du département de Dordogne d’où il a dispersé à compter du l’automne 2018 et il est présent dès mars 2019 dans le sud du département des Charentes-Maritimes. Alors qu’il est retourné sur ses pas en engageant une dispersion à travers le département de la Gironde ou le loup est présent depuis janvier 2017.

Au passage je remarque que le département du Cher n’est pas investi non plus alors que le canidé engage des dispersions à travers ce département depuis 2014, sur un axe de dispersion orienté vers l’Ouest, car il est bien-sûr nécessaire d’avoir une vision large des phénomènes afin de comprendre l’origine et les phénomènes de dispersion de l’espèce.

Dans les Côtes-d’Armor il y a également une absence totale de donnée. Alors que l’Ofb officialise à nouveau l’absence du canidé en Bretagne, sans même chercher d’indice de présence, nous allons y revenir et en occultant des données « connues» pourtant formelles.

Dans l’Eure ou le canidé est présent occasionnellement depuis 2018, les investigations concluent à l’absence d’indice probant. Pourtant, la vidéo produite dans le département voisin ( Eure-et-Loire) est la conséquence de la dispersion d’un canidé du secteur de Conches-en-Ouche dès l’automne 2019. Par ailleurs cet axe de dispersion orienté du nord au sud a pour conséquence la formation d’une zone de pré-installation dans le département du Loire-et-Cher au nord de la Loire.

Dans le département du Finistère aucun indice n’est collecté. La question qui se pose est : Quelle est le nombre d’heures d’investigation engagées sur les département bretons depuis que l’Ofb a engagé le réseau de veille dans cette région, soit depuis mars 2019, sans communiquer sur le sujet !

En Ille-et-Vilaine 2 constats de janvier concluent à des observations non retenues et surtout invérifiable (?) Aucune autre démarche de terrain n’est relevé dans le détail des données fournies. Toutefois un signalement semble avoir été effectué concernant 4 individus dont un subadulte en septembre 2019 sur un secteur situé au sud-ouest de Rennes. Ce fait n’est renseigné nul-part ! Les données officielles non validées sont toutefois dans la zone de dispersion connue depuis novembre 2018. Il est probable que ce phénomène a engagé le loup jusque dans le département de la Sarthe durant l’automne 2019. Alors qu’un autre axe de dispersion semble naître vers ce département à compter de la fin de l’automne 2018. Le canidé a par ailleurs engagé une phase de découverte en mars 2020 et il est présent en juillet en Sarthe.

Dans l’Indre, la pression d’observation du réseau loup est plus forte puisqu’un document formel établit la présence du loup depuis février 2020 . D’après Loupfrance.fr le loup est connu pour sa grande capacité de colonisation. Cette phrase résume à elle seule les capacités du réseau à comprendre les phénomènes de dispersion ! Dans les faits seuls les indices (observation) sont classés « retenus ». Le loup hurle mais l ‘officialité ne l’entend pas (de cette oreille donc) et il consomme du chevreuil mais le fait est classé invérifiable !

Concernant les proies et en particulier le chevreuil et le sanglier 23 faits sont classés « invérifiables » dont 3 dans les secteurs officiellement non investis par le loup. Il n’y a donc pas de pression d’observation sur les départements ou l’absence du loup est officielle et donc une incapacité certaine à détecter des faits, éventuellement probant.

Les 5000 intervenants du réseau en présence d’une population dont le minimal fiable est de 580 individus, ont donc engagé l’expertise de terrain sur un total de 121 proies, ce qui est en net progrès. Toutefois la grande majorité des constats sont effectués dans les Alpes. Il faut noter qu’un effectif certain de 580 canidés engage environ un niveau de prédation de l’ordre de 10 000 chevreuils dans l’année. Les proies sauvages du loup sont pourtant les premiers indices détectables de sa présence.

Dans le département de l’Indre-et-Loir, après 5 jours d’investigation aucun indice n’est reconnu. Curieusement l’ensemble des données classées se retrouve sun un axe de dispersion que nous avons définis. Cet axe dont la largeur fait 25 km (ce qui est dans la norme habituelle) se situe au sud de la Loire , il s’étend de la Sologne jusqu’en Vendée. Il faut croire que si les observations ne correspondent pas au loup, les canidés détectés se retrouvent donc tous sur l’axe de dispersion majeur inter-régional défini ! Un vrai miracle.

En Loire-Atlantique, cette nouvelle absence de donnée donc de recherche de terrain, nous explique qu’il n’est pas nécessaire de suivre les flux organisés de dispersion de l’espèce. Le (ou les) canidé présent en 2018 et 2019 dans ce département a par ailleurs très probablement engagé une nouvelle dispersion vers le Morbihan puis le Finistère depuis le printemps 2020, toute comme durant l’automne 2018. Tout comme en 2017 probablement. Ce flux assez intense depuis 2014 passe par le département du Maine-et-Loire.

Dans le Loiret les indices sont au nombre de deux, ils sont exactement placés sur un axe de dispersion qui prend son origine dans l’Yonne ! Quelle chance me direz-vous. Et je dois confirmer que quand la presse interroge l’officialité concernant des observations et faits de prédations sur des domestiques, un peu plus loin, strictement sur le même axe, la réponse est qu’elle n’est informée de rien. ( distance entre les données NR et les faits de juin et juillet 2020 : 70 km) . Ces observations non retenues depuis décembre 2019 auraient donc éventuellement parcouru 70 km sur un axe de dispersion établi en toute invisibilité vers l’ouest du territoire. Fantasme quand tu nous tiens !

 


J’ai gardé le meilleur pour la fin.

Concernant le Morbihan, département breton donc, sur la commune d’Augan une observation est classée NR (non-retenue) alors que les faits concernant la commune de Les Forges sont décrits ainsi :

« 07/02/2020 E E5620001 VARAGNAT ONCFS DA CRUZ T FORGES Exterieur zone NR »

Ce constat est des plus surprenant de fait ! Dans un premier temps, il faut souligner que deux faits de prédations sont occultés, les témoins d’une observation d’attaque ou deux canidés étaient présents ont reçu pour explication officielle que les deux canidés d’origine indéterminée qu’ils avaient observés étaient des chien-loup (clt) alors que le propriétaire de l’ovin tué et consommé au cuisseau aurait été informé que 2 chiens type husky étaient en divagation sur le secteur ! Curieusement après des mois d’investigation sur ce secteur nous n’avons jamais croisé ces chiens et nos pièges photographiques, destinés à suivre les déplacements éventuels de chien dit « errant » soit plus de 15 000 donnés n’ont pas permis d’attester de la présence de chien sur les sites de prédations (domestiques ou sauvages)

Plus grave, des données formelles, une photographie du train arrière d’un canidé et une vidéo fournie aux instances concernés ne sont pas traité dans le compte rendu officiel du réseau loup. Peut-on croire que ce fait formalise totalement la validité des données ? Il suffit de consulter les deux liens suivants pour s’en rendre compte :

https://observatoireduloup.fr/2020/04/06/lofb-est-il-a-la-queue-du-loup-en-bretagne/

https://observatoireduloup.fr/2020/02/09/presence-du-loup-lofb-fait-il-le-travail-dinvestigation-necessaire-en-morbihan

Peut-on croire que l’Ofb organise l’Omerta ?

Alors je pourrai poursuivre ces analyses sur de nombreux départements investis officiellement par l’Ofb mais il suffit de consulter ce dossier afin de se faire une opinion définitive sur le sujet de l’Omerta. Vous en retiendrez ce que vous souhaitez !

LES DONNÉES DU RÉSEAU LOUP SONT-ELLES FIABLES?

Si vous souhaitez comprendre les phénomènes de dispersion en France c’est sur la piste du loup qu’il faut être et c’est ici :

/ https://www.thebookedition.com/fr/sur-la-piste-du-loup-en-bretagne-p-376397.html?fbclid=IwAR02VHpW_ZOgEEW5YfNclylSWgi7hUkpNo8HzzvN3SSR1YGMcCQjci8BuQw

Le format numérique est à 7,40 euros, il est donc accessible à toutes les bourses.

Bonne lecture.

 

Le pdf qui a fait l’objet de cette analyse:

bilan officiel du suivi hivernal 2019-2020

4 commentaires sur “ANALYSES DES DONNEES DU RESEAU LOUP (07/2020)

  1. Ce n’est pas curieux il faut connaître le contexte, image prise d’un véhicule côté passager par le conducteur, le loup, car la phénotypie est probante, n’a pas fait la pose bien entendu.

  2. Bonjour, Merci pour votre travail remarquable. Comment peux t’on devenir <> officiel pour cette étude du suivi du loup, j’habite le 60, limite 27. Bien cordialement . Daniel de l’Oise

  3. Curieuse cette photo de 1/2 loup en Morbihan… est ce une volonté du photographe?
    à l’heure ou tous nos téléphones peuvent travailler en rafale…
    Quelle commune pour ce cliché ?
    Merci pour le travail réalisé.

    Eddy de Nantes

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