PRÉSENCE DU LOUP : L’OFB FAIT-IL LE TRAVAIL D’INVESTIGATION NÉCESSAIRE EN MORBIHAN ?

Données de la carte en présentation, mise en avant sur ce dossier:
La carte ici présentée est un petit résumé de la situation en 2020: une droite SE/NO beige clair représente un axe central, établi, de dispersion. La droite grisée orientée du Nord au Sud représente un axe concurrentiel ou différents individus de groupes distincts sont effectivement en concurrence. Les zones verdies sont des secteurs d’installation pérenne, les zones bleuies sont des secteurs de dispersions avérées et les zones beiges de part et d’autre des axes précités sont les futures zones de dispersion du sauvage en Bretagne. Tout un programme de suivi à mettre en oeuvre…

 


LES DONNÉES:


Depuis le 28 avril 2019, nous avons relevés 8 faits de prédations sur des chèvres en centre Bretagne, la plus-part sur le département du Morbihan. Certaines prédations ont donné lieu à des consommations notoires sans rapport avec le comportement du chien domestique.

Dans la soirée du jeudi 6 février 2020, dans la commune de Les Forges, vers 23h30 deux canidés ont engagé une séquence de prédation sur un caprin de grande taille. Cette chèvre qui était au piquet, dans une aire enherbée ouverte, donc non engrillagée, a été saisie à la gorge et a fait l’objet d’une morsure qui pourrait être en rapport avec une prise d’immobilisation. (présence d’un collier épais et large). Cette séquence de prédation a été suivie par une prédation sur ovins, dans un secteur proche, avec consommations au cuisseau!

L’ensemble des éléments fournis ici ont eu lieu dans un rayon de 21 kilomètres. Centre d’activité établi à Bréhan ( Morbihan)

Rappel des faits de prédations inhabituels enregistrés sur des caprins :

Le 28 avril à Ploërmel, (les distances sont fixées à partir de ce premier lieu)

le 13 septembre 2019, à Bojus avec consommation, distance 30 kilomètres,

le 16 septembre 2019 à Le Guer, distance 30 kilomètres, avec consommation,

le 13 octobre 2019, à l’est de Saint-Gérand, une chèvre et un bouc, distance 35 kilomètres,

le 14 octobre 2019, un bouc est fortement consommé à Bugley, distance 32 kilomètres

le 13 novembre 2019 à Saint-Tugdual, une chèvre consommée, distance 70 kilomètres (ce fait concerne au moins un autre individu sans rapport avec le groupe présent sur La zone Gueltas/Lanvaux.)

le 15 décembre 2019, trois chèvres, au nord de Loudéac, les faits resteront inexpliqués, distance 37 kilomètres,

le 6 février 2020 à Les Forges une chèvre de grande taille à l’attache en zone ouverte, en présence de deux canidés, l’ensemble des faits décrit ci-dessus sont regroupés sur une aire de 21 kilomètres de diamètre, tout à fait caractéristique de dispersions du loup.

Le premier fait de prédation avec consommation sur une chèvre a eu lieu le 16 novembre 2017 à Bremelin, plus au sud, distance 19 kilomètres.

 


LES INDICES DE PRÉSENCE FORMELS:


empreinte sur la glaise

Nos investigations de terrain ont confirmé, sur le même secteur et depuis le 10 septembre 2018, l’ensemble des faits suivants :

une observation validée de 2 Canis lupus italicus le 18 septembre 2018 au nord de Saint Gonnery,

un relevé d’empreintes et de voies, dans la boue le 10 novembre 2018 sur Croixanvec,

une forte consommation sur un cervidé le 11 janvier 2019 à Casteldeuc,

une observation validée de 3 Canis lupus italicus au nord de Saint Gonnery le 13 février 2019, la présence d’une fèces caractéristique, sur les lieux de l’observation,

un relevé d’empreintes et de voies en forêt de Gueltas le 17 févier 2019, en présence de marquage au sol caractéristique (grattage avec marque des griffes)

un relevé d’empreintes et de voie en mars 2019 à Querrien,

une prédation sur le ragondin le 22 mars 2019, à Gueltas,

un relevé de piste et d’empreintes le 12 avril 2019 à Mohon,

un relevé d’empreintes tout à fait caractéristique de Canis lupus italicus, 11cm/8,5cm et dont les pelotes 2 et 3 à l’avant sont unies à la base, en mai 2019, à Gueltas,

un relevé de piste et d’empreintes le 5 mai 2019 à Mohon, (pelotes 1 et 3 unies à la base)

la découverte de restes d’un chevreuil en septembre 2019, au nord-est de Loudéac.

L’ensemble de ces faits n’est pas exhaustif.

 


Les faits concernant « Les Forges » : (le lieu exact ne sera pas situé)

Les témoins affirment avoir été surpris jeudi 6 février, par une activité inhabituelle à l’extérieur de leur résidence, située dans un hameau isolé du Morbihan. A 23h30 après avoir éclairé les terrains ouverts qui jouxtent des terrains enherbés, les témoins affirment avoir observé deux loups, dont un individu semblait être en observation et qui avaient engagé un processus de prédation sur un caprin de race alpine qui était au piquet à une distance de 80 mètres, du lieu de l’action. Les deux canidés ont été effrayés à deux reprises et ont fuit alors que l’action a duré plusieurs minutes. Les canidés n’ont jamais aboyé! Les autres faits n’ont pas été détecté par les témoins. (prédations sur 2 ovin). Enquête faite le lendemain, les chiens du voisinage proche n’étaient pas à l’extérieur cette nuit du 06 février 2020.

Les morsures ne sont pas multiples, comme on peut le constater très souvent sur des animaux domestiques attaqués par des chiens.

Certaines brebis subissent jusqu’à 50 morsures en présence de chiens divagants!

Une morsure de chien avec consommation

Voici le témoignage qui nous a été rapporté concernant l’intervention de deux techniciens de l’Ofb sur le site de prédation de

Les Forges : (le lieu exact ne sera pas situé)

Vendredi après midi 7 février 2020.

A l’écoute des observateurs, il ressort que les relevés d’empreintes n’ont pas été effectués, et pour cause les substrats ne permettent pas d’identifier la présence des deux canidés. Des poils placés dans une enveloppe n’ont pas fait l’objet, non plus, du moindre intérêt de la part des agents de l’OFB. Il est regrettable que des recherches d’empreintes ou de fèces ou de poils sur les secteurs concernés n’ont pas fait l’objet d’investigations.  Il est expliqué aux témoins, selon les témoins, que le loup n’est pas présent en Bretagne et qu’il s’agissait probablement de chiens loup tchèque… (voir le dernier paragraphe à propos de nos investigations de terrain du 9 février 2020, ce matin même!)

Renseignement pris auprès des organismes qui suivent les chiens perdus et trouvés ou les réseaux associatifs, le seul couple de canidés déclarés « perdu » récemment s’avère être un couple de bergers allemands, tout à fait identifiable et les faits se situent à Bleuzi, à une distance de 31 kms, le 7 février 2020.

Chien-loup observé à Baden en 2018, Morbihan, à proximité de Vannes…

Tous les chiens de type loup thèque, soit trois individus déclarés perdus, sont situés aux environs de la ville de Lorient. Tous sont déclarés être isolés.

 


La stratégie de communication de l’OFB en 2020:


Il faut relater les différentes interventions, ces dernières semaines des agents de l’Ofb, sur le terrain concernant la présence du loup dans les départements qui ont connus des dispersions ces dernières semaines. ( Charente à deux reprises, Vienne, Indre )

Il remarquable de relever les propos utilisés, je cite:

Concernant les faits relevés en Charente, « il est impossible de distinguer un loup d’un saarloos »  (saarloss= chien loup)

Déclaration à la presse en Charente…

 

Nous vous présentons, ci-dessous, deux images afin de contester cette version trop souvent utilisée afin de se dédouaner d’un manque évident de formation et d’expérience de la piste du loup:

Tout le monde comprendra qu’il est facile d’approcher un chien en divagation de jour et que ce fait est beaucoup moins fréquent concernant le déplacement d’un loup en milieu ouvert, en journée! (100 cas relevés au niveau national en moyenne chaque année)

 


NOS INVESTIGATIONS DE TERRAIN DU 9 FÉVRIER 2020:


Les agents de l’Ofb se contentant d’expliquer que le chien-loup est le seul canidé présent sur les lieux, nous avons faits des relevés de pistes sur le secteur concerné.

Il s’avère, que les deux canidés sont arrivés à travers champs (labours, voir le plan) qu’ils sont repartis en direction d’une départementale, qu’ils ont suivi un chemin ou un individu que nous avons déjà identifié à son empreinte particulière à Gueltas et sur d’autres sites (qui resteront non diffusés) s’est effectivement déplacé sur le secteur investi. Les individus se dirigeaient vers le milieu forestier, je ne donnerai pas de détails à ce sujet.

Le plan et le parcours des deux canidés: (tous les repères ont été volontairement supprimés)

Nous avons repris la piste des canidés qui ont accédés aux domestiques en passant un grillage effondré, après avoir traversé une zone de labours toute proche, et la piste des deux individus est suivie au nord-est à une distance supérieure à 1km; après les deux faits de prédations (relevés d’empreintes connues sur Gueltas d’un même individu)

 

Dans les faits, les empreintes relevées sur le parcours de fuite des canidés attestent formellement de la présence d’un Canis lupus italicus que nous avons pistés à plusieurs reprises depuis 2018, sa main (son antérieur) laisse apparaître systématiquement les mêmes défauts de positionnements, de la pelote P3 et parfois également d’une griffe de la pelote  1 qui est courbe. Cette configuration est peu fréquente et le comparatif des empreintes est formel: ce canidé a donc été pisté en mai 2019, entre autres faits. De nombreux faits de prédations sur des herbivores domestiques et sauvages ont eu lieu durant de nombreuses semaines aux alentours de la forêt de Gueltas.

 

LE CONTEXTE:

Le contexte de relevé de piste du 9 février 2020…

 

LA COMPARAISON DES EMPREINTES RELEVÉES A « GUELTAS » ET SUR » LES FORGES » à une distance de 17 kilomètres à vol d’oiseau.

Sur le comportement des chiens en général en terme de déplacements:

https://observatoireduloup.fr/2018/10/05/divagation-du-chien-et-dispersion-du-loup/

https://observatoireduloup.fr/2019/06/02/le-chien-errant-en-france-une-theorie-sans-aucun-fondement-scientifique/

https://observatoireduloup.fr/2019/08/24/comment-distinguer-une-empreinte-de-loup-dune-empreinte-de-chien/

Les 16500 photographies obtenues par piège confirment qu’il n’y a pas de chien errant en centre Bretagne!

Nous vous invitons à nous remonter toutes les informations utiles sur des événements inhabituels que vous pourriez constater dans les jours, semaines et mois à venir:

https://observatoireduloup.fr/nous-contacter/

 

 

 

6 commentaires sur “PRÉSENCE DU LOUP : L’OFB FAIT-IL LE TRAVAIL D’INVESTIGATION NÉCESSAIRE EN MORBIHAN ?

  1. Bonjour,
    Si le loup est présent dans le Morbihan, est-il normal qu’on n’entende guère de hurlements la nuit ? Ou hurlent-ils seulement dans certaines occasions particulières ? Ca serait un argument imparable pour prouver leur présence — et une preuve facile à enregistrer, alors que faire des photos des animaux eux-mêmes est très compliqué !

  2. En Bretagne quand tu croises deux loups (🐺🐺) les Men in Black de l’Ofb (🕶🕶) viennent « t’effacer  » 😴😵, ailleurs aussi sûrement…👽👽…Quand ils repartent tu crois avoir vu deux chiens et pourtant…( 🐶🐺)…🙈🙉🙊…😂😂…

    Cela sort en édition « papier » demain, si un lecteur de Ouest-France, en local, peut nous faire parvenir une belle image de l’article, nous prenons…Merci!

  3. Bonsoir. Je reste toujours sans réponse à ma question, pourtant simple : Ils existent plusieurs communes en Bretagne s’appelant QUERRIEN. Quel est le code postal du QUERRIEN où traces et voies ont été observées en mars 2019 ?
    Marc

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