2020: LE RETOUR DU LOUP DANS LES MONTS D’ARRÉE.


CE DOCUMENT A ÉTÉ DIFFUSÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS LE 6 DÉCEMBRE 2015…

Il fait partie des documents détruits lors du piratage du site en août 2017, après nos révélations sur les désinformations mises en place concernant la présence du loup en région parisienne, en particulier dans la presse!

( dossier complet, à suivre à ce sujet précis, sur le site de l’Odl dans les semaines à venir)


Compte tenu des déclarations de certains intervenants en Bretagne en 2018 et 2019 le texte intégral d’un courriel envoyé à une radio locale du centre Bretagne sera diffusé dans la partie commentaire.

 

Avant-propos :

Ce document a pour but d’expliquer l’ensemble des problématiques en rapport avec la dispersion du canidé dans les contrées françaises depuis le début des années 1980. Afin d’anticiper et de comprendre un retour naturel sur le sol breton, ultime étape d’une expansion géographique désormais inéluctable. Le titre « 2020 le retour du loup dans les Monts d’Arrée » pourrait paraître prétentieux, toutefois, il est probable que le canidé abordera la Bretagne, si ce n’est déjà fait, par le sud de la région et le département vendéen ou encore par la Mayenne en provenance des Pays de Loire, vraisemblablement. Dans un délai qui surprendra tous les « spécialistes » du genre. Les dysfonctionnements nombreux que j’ai pu constaté à maintes reprises en rapport avec le suivi des dispersions de la sous-espèce Canis lupus lupus (loup italien) dans l’Est de l’hexagone, tout comme dans les Pyrénées françaises, ainsi qu’en Auvergne et en Bourgogne depuis 2012 engendrent l’incompréhension et très rapidement, une confrontation entre les éleveurs ovins ou bovins en particulier et les associations ou organisations de défense de l’environnement. Certains articles ou reportages à sensation de la presse écrite et visuelle attisant encore l’incompréhension générale et la défiance des préfets et des directions départementales du territoire. Les premiers afin d’engager des moyens techniques et humains qui consistent actuellement à protéger l’agnelle mais pas l’agneau, je m’en expliquerai plus loin, la recherche de la preuve formelle de la présence du canidé camouflant le peu de moyens disponibles, en terme de budget, à une protection probante des troupeaux. Les seconds comptabilisant les prédations du canidé et les indemnités versées aux éleveurs victimes du prédateur, données qu’il est parfois difficile d’obtenir sans menacer les services concernées d’un recours à la Commission d’Accès aux Documents Administratifs. Données inexploitées et pourtant indispensables à la compréhension des faits. S’exprimer librement sur le sujet, en dehors des voies habituelles et officielles semble être une contrainte insupportable dans les cabinets de direction des préfectures françaises. Le manque totale d’anticipation des administrations concernées et les politiques de « mégestion » organisées par les ministères en charge du «dossier», Environnement et Agriculture, profitent pleinement au canidé. L’État, avec le peu de moyens engagés à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage est le plus souvent à la queue du loup. Le déni du loup, une espèce des plus mobiles, a pour conséquence un développement rapide de l’espèce, en groupe, suivi de dispersions fréquentes avec retour ou pas à la meute d’origine. Il facilite la reproduction du canidé, et reporte le « mal » chez le voisin, celui-ci étant l’éleveur ovin, bovin, équin situé en dehors des zones de mise en protection déterminées par le Comité Loup dirigé par un préfet qui le plus souvent ne dispose pas de toutes les données pour comprendre ce qui se passe sur le terrain. Ainsi l’État et les éleveurs nourrissent effectivement le canidé faute d’une réflexion ouverte, d’une communication objective et d’actions de mise en protection globale des troupeaux jusqu’au moment ou la pression des syndicats d’éleveurs qui profitent d’une situation qui semble rapidement anarchique en terme de prédations, permet obtenir des tirs d’effarouchement ou de défense qui deviennent alors les pendants du tir de destruction. Parfois même sans que les administrations concernées n’aient mis en place un quelconque moyen de protection, chez les éleveurs touchés par les prédations du canidé. Tirs qui sont parfois effectués sur des meutes qui n’ont pas prélevé de domestiques. Toutes pressions de chasse sur le canidé ayant pour conséquences les certitudes suivantes :

– dispersions et déplacements d’un individu isolé ou d’un groupe de canidés,

augmentation des reproductions multiples par la désorganisation des meutes, le réseau loup organisés par l’Oncfs constatant sans le dire, une augmentation moyenne du nombre de louveteaux par portée depuis 2012.

retour des prédations des canidés sur les domestiques, plus fréquents.

établissement et retour rapide sur les secteurs désertés par le canidé, un loup étant souvent suivi par un autre loup.

Les syndicats d’éleveurs concluant à l’unisson « Le pastoralisme n’est pas compatible avec le loup » qu’il est possible de traduire par « L’administration française n’est pas compatible avec le loup » , le jeu des pressions voire des comportements « mafieux » générant le pourrissement global d’une situation pourtant assez simple :

« Le déni du loup mène l’éleveur aux pertes et le loup au fusil. »

Les demi-mesures engagées par l’État depuis le retour progressif du canidé sur le territoire national dans les années 1980 ont généré un braconnage cryptique important, la dispersion du canidé vers les régions de l’Est, du Massif Central, du Sud-ouest et du Centre depuis 2013, pour le moins. Tout comme un nombre de prélèvements sur domestiques grandissant ! Les indemnisations versées aux éleveurs ayant entraînées un constat évident : les éleveurs jouent la carte du loup pour obtenir un maximum de tirs de destruction. Les syndicats font pression sur les éleveurs qui souhaitent mettre en place des moyens de protection importants, dans certaines régions. Toutes démarches tendant à confirmer qu’il est possible de se protéger des prélèvements du canidé sauvage sont proscrites ! Toutes expérimentations, très mal vues !

En 2015 en Savoie, chacun veut obtenir son tir le premier alors que certains troupeaux sont encore en pâturage libre, donc sans moyens de protection et sans présence humaine, le canidé ayant repris pied en 1992 officiellement, dans l’Arc alpin. Doit-on attendre le retour du canidé sur les départements bretons dans les mêmes conditions ?


Bien connaître la biologie du canidé pour comprendre les enjeux:


Le canidé sauvage a une propension à disperser rapidement. Boitani spécialiste italien reconnu du prédateur insistait en ces termes dans l’introduction du Plan d’action pour la conservation du loup en Europe, en 2003, je cite:

« Les populations de loups ont des taux d’accroissement potentiels élevés et les animaux en dispersion sont capables de recoloniser des zones éloignées. Tout en étant significatif pour le rétablissement du loup dans des portions de son ancienne aire d’extension, ces aspects biologiques peuvent aussi conduire à son implantation dans des zones ou les conditions écologiques et socio-économiques entrent sérieusement en conflit avec sa présence »

Mais le canidé ne se déplace pas de manière aléatoire. Bien qu’il soit reconnu par les spécialistes de l’Office National de la Chasse et de la Faune sauvage que le loup procède par bonds, certains indices de présence du canidé sont relevés entre deux foyers de présence reconnus par l’administration. Ces indices sont souvent l’objet de censures et émergent subitement, plusieurs mois ou plusieurs années après le processus naturel de recolonisation. Alors qu’il est déjà bien tard et pour ne pas expliquer que le retour du canidé est inéluctable à court terme. Tout comme son établissement provisoire ou définitif, dans les Vosges dès l’automne 2010, par exemple. Les premiers indices de présence datant de 2005 ! En premier lieu, il existe encore un flux de dispersion orienté vers le nord et l’ouest, dont l’origine est sans conteste l’arc alpin, et en particulier la Savoie et la Suisse, en ce qui concerne les régions du Grand-Est. Ainsi la présence du loup en Bourgogne, plus précisément sur le Morvan en 2012 est attestée par Adn un an plus tard, le canidé ciblé en Savoie en 2012 ayant parcouru un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers le Jura et l’Yonne et jusque dans le département de la Marne. Ou un groupe de trois canidés est déjà installé et originaire du département de l’Aube (le loup est détecté dès l’hiver 2012/2013, sur ce département). L’un des canidés fera l’objet d’un braconnage, les autres dispersant vers les départements de l’Aisne et de la Meuse tout en s’établissant sur la Marne. Il faut préciser que dans le même moment un ou d’autres individus survenus de Haute-Marne en janvier 2013 prélèvent également des domestiques sur les mêmes contrées du Morvan. Le canidé est présent dès avril 2012, en Haute-Marne. A ce jour, la présence du canidé n’y est toujours pas avérée officiellement (Morvan).

Ainsi les bonds de dispersion du canidé tiennent le plus souvent de l’exception. Les groupes ou meutes constituées -non détectés, ou connus et dissimulés, tout comme les reproductions qui s’en suivent- s’établissent et dispersent selon un schéma connu que je vais décrire plus en détail. En avril 2011 l’État et ses administrations locales, préfecture et direction départementale du territoire affirment qu’il n’y a qu’un seul canidé positionné sur le sud du massif vosgien. Dans les faits, certains faits de prédations sur un veau (Girmont, octobre 2010) et encore un chien et d’autres domestiques ont déjà lieu en 2010, alors que l’Office National des Forêts informe, à la même époque, de la présence de 4 canidés établis en groupe. Doit-on mettre en doute la possibilité qu’une meute soit établies en 2011 sur le massif lorrain ? Non bien sûr, la présence du canidé est reconnue en 2005 et 2007 en basse montagne lorraine. Une analyse statistique personnelle des périodes de prédations en 2011, sur le massif vosgien, laisse même entrevoir une première reproduction du groupe dès 2011 ! Et pour cause le canidé disperse dès le mois de novembre 2011 en direction de l’ouest du département vosgien. Et en groupe de 2 canidés. Des faits de prédations avec fortes consommations correspondent à au moins deux individus et sont reconnus sur la commune de Aureil-Maison (du 14 au 21 février 2012), mais les faits sont passés sous censure. Officiellement, ils n’existent pas.

Entre avril 2011 et avril 2013 le canidé confirme sa présence sur les départements suivants :

Vosges, Meuse, Haute-Marne, Aube, Yonne, à partir d’un seul et unique individu reconnu officiellement à l’été 2011 ! Depuis le canidé a été détecté dans le Loiret, tout comme à l’ouest de Poitiers en 2014, les canidés ayant opéré sur Magny-Cours (Nièvre) en 2014 étant classé selon l’habitude « loup exclu » comme à l’automne 2010 en Lorraine. La présence du canidé en 2014, au sud de la région Bretagne est donc vraisemblable sur Poitiers à seulement 130 kilomètres des frontières administratives bretonnes. En<juillet 2015 le canidé est présent dans le Cher, et à l’ouest de ce département dans la Nièvre, dans l’Yonne et en Côte d’Or. Plus au nord, on peut suspecter les premières dispersions sur l’Aisne et même l’Oise en 2015 et 2014. Le flux est donc fortement organisé vers l’ouest. Le nombre d’individus est encore difficile à cerner, alors que le loup se reproduit à nouveau dans les Vosges, en 2015, un deuxième groupe, nouvellement formé ayant été repéré avec deux louveteaux en juin 2015. Le suivi des naissances par hurlements provoqués n’ayant pas été autorisé par le préfet vosgien, personne ne sait officiellement ce qui se passe en terme d’évolution des populations. Une nouvelle dispersion vers l’ouest vosgien a eu lieu durant l’hiver 2014/2015, le flux est donc constant en direction de l’ouest. Mais aussi du nord vers la Belgique ou le canidé sera installé dans les années prochaines ! ( Les faits sont avérés depuis cette publication)


Pourquoi le loup disperse-t-il ?


Il y a quatre phénomènes distincts et naturels qu’il faut prendre en compte. Le premier, nous l’avons vu, le loup procède parfois par bond. Un adulte quitte un groupe en particulier lorsque la cohésion de la meute est soumises aux phases de reproductions, aux conditions météorologiques défavorables à la chasse, à la modification géographique de la zone de survie, en rapport avec l’anthropisation des milieux et la concurrence entre les groupes de canidés. Les déplacements sont parfois suivis sur plusieurs centaines de kilomètres. Le second est plus subtile. Certains individus, parfois très jeunes, quittent provisoirement la meute d’origine durant quelques semaines, voire quelques mois et retournent très généralement à la meute, structure familiale par excellence, il faut le rappeler. Les déplacements ne concernent que les départements voisins de celui du groupe d’origine. Pour exemple un jeune canidé a dispersé durant l’hiver 2011/2012 sur le département de la Meuse, sur les hauteurs de Ligny-en-Barrois il est présent le 24 janvier 2013, provenant de l’ouest vosgien. La présence du canidé ne fait aucun doute, le louvart a laissé des empreintes caractéristiques et entre autre plusieurs doubles empreintes représentant le posé du postérieur dans l’antérieur qui exclu la présence du canidé domestique. La présence d’un témoin et de ses chiens est par ailleurs connue. Les faits sont relatés dans la presse, mais ne sont pas pris au sérieux. Toutefois en 2014 le canidé prélève des ovins dès le mois de janvier, le solde des prédations dans le département à la fin de l’été est proche de 100 bêtes prélevées par le ou les canidés. La presse parle de ravages ! C’est la deuxième phase, le troisième phénomène qui suit souvent une modeste dispersion. Après reconnaissance géographique des lieux le phénomène suivant est une dispersion plus engagée, sur les mêmes lieux, en rapport avec la reproduction des meutes en particulier. Elle est parfois définitive comme dans l’ouest vosgien en 2012 et se conclue généralement par une nouvelle reproduction. Le quatrième phénomène naturel est engendré certainement par la concurrence naturelle entre les groupes de canidés et les ambitions démesurées de certains adultes à se reproduire. C’est à ce moment que les dispersions du canidé comblent les aires de répartitions géographiques qui n’ont pas été investies définitivement. Le loup est alors en concurrence avec le loup. Il existe malheureusement un autre phénomène de dispersion qui lui na plus rien de naturel. Entre autres phénomènes le braconnage de l’espèce qui pousse les canidés toujours plus loin, dont la contrainte cryptique ne permet plus de connaître les taux réels de reproduction de l’espèce, tout comme le nombre exact d’individus présents. A ce titre, il faut signaler qu’aucune étude n’a été organisée à ce sujet sur les territoires du loup dans l’hexagone, et pour cause elle révélerait certainement une forte pression de chasse illégale sur le canidé. En août 2015, le canidé fait l’objet de battues illégales. Ainsi on peut relever sur les réseaux sociaux : Il se confirme que le Cercle (Collectif des éleveurs de la région des Causses, de la Lozère et leur environnement) est bien impliqué dans une battue au loup illégale en Août 2015, sur le secteur de Meyrueis. Des témoins, dont un est assermenté ont confirmé les faits. Il se confirme également que les agissements mafieux du Cercle sont devenus intolérables. Faire régner la terreur sur les Causses relève de la justice. Deux gendarmes de le brigade de Sainte Enimie ont bien été reconduits, ainsi que des randonneurs et témoins en août 2015. Il s’avère également que le préfet n’a pas donné suite, comme il se doit, que certains membres du Cercle font pression ( physiquement) sur des intervenants locaux qui n’osent plus s’exprimer librement. Ainsi le propriétaire d’un gîte ( dont je ne citerai pas le nom) a confirmé sous l’anonymat le plus complet, par peur des représailles, que des faits de braconnage ont bien eu lieu sur les Causses à cette époque. De plus, il faut regretter que Christian Avesque, berger sur les Causses ait refusé une interview à France Inter ces derniers jours suite aux pressions exercées par des membres du Cercle, suite à ses propos précédents non « antiloup », sur une chaîne de télévision connue! Quand l’État va-t-il faire le nécessaire qui s’impose, l’anarchie qui règne sur les Causses lozériens n’est plus admissible! (Source Observatoire du Loup)

Alors que l’État cache les faits depuis des années en Lozère et Haute Loire ! En Suède, une étude probante atteste que 40% des effectifs sont détruits de manière illégale, ce qui a mis fin provisoirement aux tirs officiels organisés par l’état suédois. Il est attesté également que les effectifs en place ne permettent plus le mélange de gènes nécessaires habituellement à l’évolution de toutes les espèces de mammifères. Il y a donc un risque d’hybridation avec le canidé domestique. Il est notoire que les ouvertures de la chasse, généralement en septembre, dans les départements investis par le loup, génèrent parfois des déplacements de populations. En Meuse en 2014, le préfet se fait retoquer sur les arrêtés de tirs qu’il met en place alors que les mesures de mise en protection sont dérisoires, le maire de Nançois-le- Grand offre une prime de 2000 euros pour la capture du loup, un éleveur est jugé pour avoir utilisé et fabriqué un piège à loup dérisoire, les chasseurs ayant expliqué à la presse quelques mois plus tôt qu’ils étaient extrêmement vigilants ! La charge financière des compensations versées aux éleveurs, victimes du loup, auraient pourtant permis par anticipation, donc dès 2012, de pourvoir de nombreux éleveurs en clôtures appropriés, chiens de protections formés et moyens humains adaptés. En 2014 trois groupes de canidés officient sur la Meuse, en provenance de la Marne, la Haute-Marne et l’ouest vosgien, et de la Meuse elle même. En 2015 les canidés dispersent vers l’Aisne en provenance de la Marne ou ils restent établis, sur l’ouest Vosgien, le sud Meurthe et Mosellan et le sud de la Meuse en provenance de la Meuse alors que les effectifs haut marnais sont déplacés vers l’est du département, le loup est à nouveau présent dans l’Aude en janvier 2015 et à l’extrême ouest de la Haute-Marne en février. Doit-on croire que les conditions nécessaires à l’établissement du canidé ne sont plus respectées localement ? C’est à dire la présence de proies vulnérables et qui se reproduisent rapidement et la quiétude nécessaire à la reproduction.


Comment se déplace le loup:


Bien sûr le loup connaît généralement trois allures, le pas, le trot et le galop (le saut étant peu fréquent) mais là n’est pas le sujet. Si le canidé se déplace généralement au trot à la vitesse d’environ 9 km/h ses déplacements ne sont pas aléatoires. Il est dit que le loup triangule, d’un point de départ connu il va orienter, par exemple, un déplacement vers le nord, puis l’ouest et enfin le sud-est pour se retrouver parfois sur ses propres pas. Mais pas nécessairement. Ce type de déplacement qui n’est pas toujours en rapport avec une triangulation exacte, engendre des parcours de 15 à 60 kilomètres au total, le canidé étant mobile quelques heures (cinq à six heures) sur une périodes de 24 heures. Le total des distances parcourues, sur les différents azimuts correspond à un déplacement certes mais aussi à un mode de contrôle de la zone vitale que le canidé organise. La sectorisation de l’espace est une évidence, le canidé passe de 1 à 6 jours sur un secteur qui peut varier de 250 à 1000 ha, voire plus, l’ensemble des secteurs étant contigus. Il est facile de comprendre que les ressources alimentaires sont ainsi préservées. La zone vitale d’un groupe peut varier de 15 000 à plus de 50 000 ha. Parfois un petit groupe investit de grande surface, il n’y a alors pas de concurrence entre les groupes de canidés. C’est souvent le premier processus qui doit alerter ! Le canidé n’est plus seul quand il organise des surfaces supérieurs à 15 000 ha. Dans les Vosges en 2011 la meute s’est déplacée, très rapidement sur une surface supérieure à 40 000 ha. Zone vitale qui a connue le loup sur près de 55 000 ha, avant de se stabiliser et de varier en fonction des phénomènes de dispersion expliqués plus haut. En période de reproduction le loup est moins mobile, il passe de nombreuses semaines sur des surfaces considérablement réduites, les subalternes du groupe dispersent quelques semaines en groupe ou seuls parfois à des distances considérables.

Quelques exemples de déplacements:

Le point de départ est représenté par un carré, il est entendu que cette représentation est schématique, mais traduit toutefois, assez bien, les pseudo-errances attribuées au canidé, trop souvent.

représentation schématique d’un déplacement 1

Le canidé revient souvent sur ses propres pas, parfois à de nombreuses reprises avant de changer de secteur de chasse, parfois également pour explorer l’intérieur d’un secteur investi.

Ici le déplacement est plus représentatif de la sectorisation de la zone vitale.

Sectorisation du territoire

Parfois le canidé prolonge les azimuts de déplacements et change ainsi de secteur. Ainsi d’une année sur l’autre quand le canidé profite des proies vulnérables dont il a besoin et de la tranquillité nécessaire , il est possible d’année en année de le retrouver au même moment sur le même secteur. Le canidé croise aussi ses propres voies. Il est donc plus facile de s’en protéger.

Exemple de déplacements annuels sur une zone vitale vosgienne:

Sectorisation de la zone vitale

Le point de départ est représenté par un carré et le point d’arrivée par un ovale. Les deux points sont proches et représentent une distance de 9 kilomètres, à vol d’oiseau. On distingue bien les deux principaux axes de déplacements vers le nord et l’ouest.

Explications

Le loup, Canis lupus lupus, ne se déplace pas de manière aléatoire. Très peu d’obstacles naturels ne sont pas franchis par le loup. Les grands axes routiers du territoire national ne représentent pas non plus une contrainte forte sur les déplacements du canidé. Certaines voies navigables ne peuvent être franchies sans la présence de pont, en particulier les canaux construit par l’homme. Ou la présence de glace à la surface de l’eau. Le loup dispersant en « triangulant », -ce terme n’étant pas tout à fait exact, puisque le canidé ne se contente pas d’une simple exploration du paysage en formant un triangle, plus ou moins parfait- il ressort qu’un azimut de déplacement implique d’autres azimuts futurs répétitifs, qui s’orientent de manière de plus en plus précise au fur et à mesure que les cycles de déplacement s’enchaînent. Le nombre de cycles est vraisemblablement, toujours inférieur à 10. Il est possible de dire qu’un déplacement, dans une direction précise, introduit une notion de finalité, les limites de franchissement du paysage emprunté par le loup, poussant à des dérives, compensées au fur et à mesure du déplacement. Par ailleurs, il est probable, que, quand le canidé est installé en meute forte, hors reproduction, le départ et l’arrivée de l’exploration, de la zone vitale soient proches. Un lieu de rendez-vous habituel est vraisemblablement placé à proximité du lieu de départ et d’arrivée, voire, une tanière. La zone vitale faisant par ailleurs l’objet d’aménagements, d’expansions ou de retraits, dictés par la présence, la concentration et les déplacements des proies sauvages, des prédateurs en présence, de l’anthropisation des milieux, d’une activité humaine, non compatible avec le loup (chasses en battue répétées, par exemple), d’une nouvelle activité humaine forte, de la possibilité de trouver des lieux de repos et de naissance, de la météorologie en générale, de tentatives de braconnage, de périodes de tirs engagés par les préfets sur une zone déterminée. Cette liste de critères est bien-sûr, incomplète. L’étude est basée sur le développement d’analyses statistiques représentées sous la forme de graphiques ou d’une schématisation des déplacements en fonction d’une collecte d’azimuts de déplacement. Il n’est pas question, ici de donner des orientations générales précises mais bien d’aborder certains comportements pour le moins surprenants et mal connus, en décrivant quelques exemples, non exhaustifs. Toutefois, quand le loup prend un azimut franc tel que le Nord ou l’Ouest, par exemple, la probabilité que le canidé change de secteur de chasse est extrêmement forte. Il peut également suivre ce type d’azimuts pour explorer un secteur de chasse en cour d’ « exploitation ». Il faut noter, que certains azimuts francs impliquent des tendances fortes, de réalisation de déplacement, induites. Par exemple, quand le canidé disperse franchement vers l’Est, la « tendance » à la dispersion vers l’Ouest de son point de départ est très forte. Dans plus de 70% des cas observés, le loup est présent à l’Ouest de son point de départ, quant il a axé son déplacement, franchement, vers l’Est. Un déplacement vers le Nord, implique la présence du loup au Sud, du point de départ dans plus de 80% des cas étudiés. De même les azimuts intermédiaires, comme le Nord-ouest ou le Sud-est induisent également des dispersions prévisibles, la plupart des choix intermédiaires arrivant dans un même secteur de chasse ou de dispersion. Il y a donc une finalité ou un but précis, le plus souvent, à un déplacement du canidé, seul ou en meute.

Il est même possible d’affirmer que certains azimuts expliquent l’absence du canidé dans telle ou telle direction, dans tel ou tel lieu et cela quasi systématiquement. Exemple, dans un déplacement vers le Nord-ouest, on ne retrouvera jamais le loup au nord ou au sud, du point ciblé, suivant le point de départ, du premier cycle de déplacement. Il est donc possible dans certains cas de déterminer la présence simultanée de deux individus, ou plus sur une même zone vitale.


Le loup, mangeur d’hommes ?


Le naturaliste Buffon affirmait à la fin du 18éme siècle que le Bley garo, nom désignant le loup-garou en basse Bretagne n’était autre qu’un loup accoutumé à consommer des cadavres humains et qui ensuite , je cite « attaque les vivants . » Buffon pensait également que la rage était due à la faim, chez le loup ! Plus récemment, les actes de décès revendiqués par l’historien Jean-Marc Moriceau ne comportent que quelques mots, voire quelques lignes, dans lesquels il est parfois possible de retrouver le nom commun « loup ». Ces documents sont-ils incontestables ? Non, bien, sûr ! Les déclarations médiatiques de l’auteur, détracteur du loup, à propos de prédations connues, sur l’humain, de nos jours sont-elles incontestables ? Non, tout au contraire ! Alors que les historiens de la paysannerie placent le loup au dernier rang des fléaux subis par le monde paysan depuis le 15éme siècle, ne consacrant que quelques pages au canidé, dans des ouvrages reconnus, JM Moriceau explique curieusement que le loup « dévoreur d’enfants et de femmes » faisait rage. Sans aucune analyse profonde des faits pourtant décrits par de nombreux naturalistes, veneurs, chasseurs, louvetiers et autres zoologistes, de ces époques troubles, bien plus au fait que l’historien détracteur du loup, de la biologie du canidé sauvage. L’auteur de livres à sensation qui recense les méfaits « du loup » -affirme-t-il- depuis des siècles, expliquait encore récemment dans une vidéo partisane (les lourdes conséquences du retour du loup) que le canidé sauvage était responsable, en rapport avec les faits qu’il aurait relevé dans différents documents « administratifs », pour le moins, de 120 000 probables victimes humaines tuées ou blessées par le loup, en personne. Extrapolant l’ensemble des documents connus et inconnus, voire détruits au fil des temps lointains et passés, en toute démagogie mercantile. Il y parle également d’attaques de loup sur l’humain en Inde alors qu’il occulte complètement la présence du chien sauvage pourtant connu sous le nom de dhole (Cuon alpinus), dont la dangerosité dans la littérature indienne, le place comme un animal bien plus à craindre pour l’homme, que le tigre lui-même. Certains groupes pouvant atteindre plusieurs dizaines de « chiens sauvages ». Les affirmations de l’historien, à propos de la dangerosité du loup, pour l’humain est donc totalement en rapport avec la méconnaissance probante des faits qu’il décrit. Sans compter les primes versées par l’État indien, lors de disparitions d’enfants qui seraient en rapport avec le loup, dans un pays ou le niveau extrême de pauvreté dans certaines campagnes est pourtant connu ! Le moins que l’on puisse dire c’est que les affirmations de l’auteur pour justifier ses errances intellectuelles, ne sont absolument pas probantes. Toutefois, il faut remarquer, dans les faits recensés par l’auteur (jmm), qu’au fil des siècles et de l’avancée des connaissances zoologiques, les textes concernés attribuent de moins en moins souvent des faits de prédation sur l’homme, aux loups. Dont ils seraient question dans ses ouvrages pour le moins incertains dans les affirmations, voire totalement présomptueux dans ses déclarations personnelles.

Jusqu’à de nos jours, ou l’animal ne connaît plus aucun méfait connu du type prédation directe sur l’homme en Europe occidentale. Tout comme les constats scientifiques actuels l’attestent également. En dehors de l’Inde ou de la Chine où la rage sévit, en autres pays lointains concernés par cette maladie qui touche les mammifères. Par ailleurs, il est tout à fait remarquable qu’il soit indispensable d’expliquer la dangerosité du canidé en se justifiant par des faits plus ou moins obscurs, sans étude notoire et en tirant des exemples de faits qui se seraient ou qui se dérouleraient dans les pays lointains du globe, de nos jours. Pourquoi se justifier, quand les données recueillies sont rapportées comme étant incontestables ?

Les loups de Moriceau:

Alors que l’auteur prend pour argent comptant l’ensemble des écrits, attribuant les responsabilités aux loups anthropophages ou enragés, d’autres historiens plus lucides parlent de canidés hybridés, ou de meurtres camouflés sous couvert du sauvage. Alors que les écrits parlent également très souvent de « bestes » ou de bêtes il faut remarquer certains points. En 1903, dans un de ses articles, Louis Guibert écrit : « derrière les histoires de loups garous, de chasse volante, de bêtes dévorantes, dont la fameuse bête du Gévaudan est le type, se cachent des crimes et de nombreux méfaits »

Thomas Pfeiffer confirme de nos jours dans son ouvrage consacré aux brûleurs de loups, les mêmes explications. Qu’en est-il des victimes « dévorées » reconnues comme celles du loup, par l’historien Moriceau ? Les termes relevés dans les actes de décès sont souvent trompeurs ! Pour certains « dévorés » on ne connaît, ni le sexe ni l’âge de la victime. Il faut dire qu’on n’en a retrouvé que quelques os. C’est dire si les investigations nécessaires à déterminer la culpabilité évidente du loup, n’ont que rarement été menées aux époques décrites. Quant à une attaque directe du canidé sauvage sur l’homme, la rage et un phénomène d’hybridation récurrent (chien/loup) connu, sont deux éléments importants pour expliquer des attaques de canidés (et non obligatoirement de loup de souche sauvage) sur l’humain, Jm Moriceau occultant complètement dans ses déclarations l’existence totalement certaine de nombreux hybrides, et chiens ensauvagés dans les campagnes, durant les époques décrites sans ses livres. Ces phénomènes sont pourtant parfaitement décrits par ailleurs, même au 21éme siècle ! Ainsi le terme « dévoré » par « le loup » et surtout « la bête » reviennent souvent dans les écrits. Hors, en vieux français, « dévorée », était en rapport avec la gloutonnerie nécessaire à l’état du cadavre, ce qui ne décrit pas obligatoirement l’acte d’un loup, ni même une quelconque consommation de chair, d’ordre systématique.Sans compter les nombreux charognards, toujours avides de cadavres, dans les campagnes des périodes concernées. Le terme utilisé (donc dévoré) était en rapport avec les qualificatifs suivants : déchiqueté, (donc mordu), tué, (donc par morsure) ou encore anéanti (donc transformé en charogne). Hors la morsure est bien l’attribut du chien et non du loup, les constats forts nombreux faits sur les brebis depuis des années le prouvent, à cet égard. Quand le loup prélève, il saisit (le plus souvent à la gorge), le chien divagant mord et blesse sur toutes les parties du corps. Tout comme le chien tueur d’enfant de nos jours, les morsures au visage, au ventre et aux mains sont pourtant bien connues ! De nombreux cas de blessures (qui seraient dues au loup) sont répertoriés à la face et aux mains, ou aux avant-bras et au ventre, totalement en rapport avec les agressions des chiens actuels, les faits sont souvent celui d’un animal bondissant sans rapport avec la biologie du loup. En dehors du contexte de la rage ou de nombreux domestiques -en dehors du canidé sauvage- transmettaient la maladie par morsure. Hors de nombreux témoignages connus, et en partie recensés par Jacques Baillon, dans l’ouvrage « Drôle de loups » parlent d’hybrides, de loup-lévriers, bondissants, de loup-mâtins, loup-dogues, dont le comportement tient plus souvent du chien que du sauvage.

Il relate ainsi certains écrits :

« elle commence à entamer le visage aux hommes, et le sein et le visage aux femmes et filles ; et lorsqu’elle a assouvi sa faim, elle se contente d’entamer le visage ou la tête, et de sucer et lécher le sang » Le loup consomme généralement les viscères rouges, cependant. Emporte souvent une patte, voire un agneau entier.

« On l’avait vue traverser des troupeaux sans y faire aucun mal, elle n’en voulait qu’aux enfants. Qu’était cette bête ? »

« De là naissent des métis qui, recroisés avec de vrais loups, donnent quelquefois des animaux bizarres, comme j’en ai pris deux portées : les uns noirs, les autres jaunes avec des taches blanches au cou et au ventre, et la tête presque comme celle d’un dogue, quelques-uns avec le bout de l’oreille tombante. »

Les « loups » des curés et de nos aïeux portaient toutes les couleurs imaginables: du blanc au noir, en passant par le roux, certains canidés sont « rouges de pelage », le pelage est parfois blond, souvent parsemé de taches blanches, parfois sur les pattes, quand ils ne sont pas rayés, les « loups » de Moriceau sont parfois mélangés de gris et de noir ébene, gris marbré et encore jaune chamois ou café bardé de noir sur le dos et encore poil de lièvre. Certains louvarts abattus, lors de chasse « au loup », d’une même portée, portant différentes couleurs, sans rapport avec le pelage du loup. Les exemples sont nombreux, la queue retroussée pour certains adultes, alors même que ces bêtes ne s’attaquent pas aux moutons, ni même ne les effraient, certains avaient même les yeux vairons. C’est dire si le loup dont parle Moriceau avec tant de certitude ne l’était pas dans la majorité des cas. Excluant encore les méfaits du loup, connus durant les périodes de rage, il ne reste pas grand chose à moudre, au détracteur Moriceau, afin de faire valoir la dangerosité du canidé sauvage. La trahison intellectuelle est évidente.

Je cite encore : « deux animaux féroces, l’un comme un gros bidet, tiran sur le rouge, ressemblant à un loup à l’exception qu’il avait une cüe courte, et l’autre gros comme un gros mâtin, mais blanc sous le ventre et une grande cüe longue. » Ces animaux ont dévorés quantités de bergers dans le voisinage et cela depuis deux ans. Signé Barbier, curé ».

« elle ne paraît que le jour et ne mange aucun bétail » et encore,

Cette bête « ressemble le loup et porte plus beau, la peau plus fine et le corps plus grand, elle a le poitrail blanc et la peau rayée de même couleur, elle ne paraît que le jour et ne mange aucun bétail ». Doit-on rappeler que le canidé sauvage chasse le plus souvent de nuit, voire avant le coucher du soleil, ou par temps de brouillard, quand il est invisible ! Qu’il ne porte pas de queue « coupée », comme le laisse croire le témoignage présenté. ( qu’il avait une cüe courte) Ni même tâches blanches en dehors d’un masque facial caractéristique. (Canis lupus lupus) « cela vient d’arriver dans le pays du Limousin, où il y a une bête féroce qui, depuis le mois de septembre de l’année dernière, a tué et mangé quantité d’hommes, de femmes, de garçons et de filles, sans toucher le bétail. Une personne digne de foi, qui a été dans ce pays, m’a dit que passant dans la paroisse de Sauviat on l’assura que cette bête y avait mangé ou tué plus de 30 personnes. »On retrouve dans les textes concernés de nombreux éléments de description, rencontrés très souvent dans les archives -pour ne pas être écartés- qui expliquent la

« ressemblance avec le lévrier » dont les proies semblent être constituées d’enfants, l’animal se déplaçant par sauts et bonds, dont la capacité à traverser les troupeaux sans effrayer les domestiques est tout à fait en rapport avec le chien. Le loup , doit-on le rappeler connaît bien trois allures, le pas, le trot et le galop. Et quand il fréquente l’ovin, ce dernier galope également en tous sens. Chez le loup gris européen, la robe la plus commune est composée le plus souvent d’un mélange de poils gris assombris de poils noirs, chez Canis lupus lupus, le loup « italien » le pelage des loups est le plus souvent un mélange de beige, de gris, de noir, parfaitement ordonné et totalement reconnu des spécialistes de la biologie du canidé.Les témoignages relatifs à la présence du domestique accompagné du sauvage sont tout aussi nombreux. Les cas d’hybridation sont légions. Dans la grande majorité des cas d’attaques sur l’humain, ils faut donc parler de chiens métissés, et non de « loup », en dehors des périodes de rages récurrentes. La taille des canidés concernés et décrits dans les textes anciens est tout auss révélatrice, « plus grand qu’un poulain de six mois », « comme un dogue », on signale des animaux énormes, les faits de chasse au « loup » évoquent souvent la taille extraordinaire du canidé, quand il ne porte pas « courte queue » ou encore « fine », l’animal est souvent décrit comme bondissant, comme le lévrier, un des premiers chiens utilisés à la chasse avec le mâtin. Les expressions utilisées parlent de loup-lévrier et encore de loup-mâtin, ou même de loup-dogue. La présence de ses chiens sauvages croisés de loup, était-elle en rapport avec de nombreuses prédations humaines ? Sans aucun doute ! Alors que les textes parlent de loup-lévrier, loup-mâtin et encore, loup noir, loup lycaon, loup ordinaire, loup-dogue, loup cervier, grand loup, petit loup, et autres chiens de loup doit-on croire qu’il régnait une grande confusion quant à la détermination exacte d’une espèce sauvage en rapport avec les pseudo-prédations du loup sur l’humain ? Moriceau ne semble pas s’encombrer de détails, le loup est donc déclaré anthropophage, voire spécialisé, sur le « gibier humain ». Toutes les études faites sur la spécialisation alimentaire du canidé tendent pourtant à expliquer que le loup est bien un opportuniste alimentaire, dont les proies vont de quelques grammes, aux plus gros des mammifères, sans spécialisation déterminée. Même s’il est parfois nécrophage. Mais l’historien n’en a cure, apparemment. Les éleveurs ovins ont affirmé la même chose il y a quelques années, hors les études confirment que le loup ne se spécialise jamais sur une seule proie. Et pour cause, la disparition de la proie entraînerait de fait la disparition de son prédateur. Connaît-on encore les processus chaotiques naturels dans les universités françaises de Caen ? Je cite encore :

« Lorsqu’elles voyaient des personnes, elles les flattaient à la manière d’un chien, puis leur sautaient à la gorge : on croyait que c’étaient des loups cerviers, on n’en était pas sûr ». On « importe » même des loups à certaines époques qui s’avèrent être des hybrides, je cite :

« Cuvier, qui avait fait venir quatre loups noirs des Pyrénées, pour les élever à la ménagerie du Jardin des Plantes, émit d’abord l’hypothèse qu’il s’agissait des métis de chiens et de loups : « il n’est pas rare, dans les pays de forêt, de voir des chiennes en chaleur être couvertes par des loups ». « Notre ménagerie, dit Cuvier, a possédé un mâle et une femelle de loups noirs qui avaient été envoyés comme tels des Pyrénées. Ils étaient très féroces et aucun bon traitement n’avait pu les apprivoiser. Chaque année ils ont fait des petits qui ont été presque aussi différents et aussi féroces que leurs parents, mais qui n’avaient ordinairement ni les mêmes traits, ni le même pelage, on les aurait cru d’une autre espèce, de quelque variété de chiens domestiques. » Comme quoi, les confusions étaient nombreuses, même au début du 19éme. Alors que penser des périodes précédentes, périodes dont Moriceau soustrait la majorité de ses sources, pour le moins, polluées par les auteurs de l’époque (les curés). Les chiens métissés étaient vraisemblablement présents partout et en nombre important, alors que les faits décrits représentent 4 décès par an en moyenne dans une région désignée!

« les chiens avaient souvent peur des loups, les plus intrépides étaient des croisements de louves avec des chiens domestiques », peut-on lire dans l’ouvrage de J.Baillon. St Hilaire écrit en 1860 :

« Il est hors de doute que ces animaux mêlent parfois spontanément leur sang à celui des chiens : témoin les métis envoyés à la ménagerie du Muséum et à divers musées comme des loups fauves, et surtout comme des noirs . Ces faits, qui ne sont pas rares de nos jours, ont dû l’être bien moins encore quand notre sol était en grande partie couvert de forêts, et quand, par suite, les loups étaient plus nombreux. Les Gaulois auraient même eu l’habitude, disent les auteurs anciens, d’attacher des chiennes en rut dans les forêts, pour les faire couvrir par les loups » Faire couvrir une chienne par un loup est un acte courant à toutes les époques, décrites par l’historien détracteur du loup. Y compris de nos jours, sur d’autres continents.

Dans certaines contrées on a éradiqué le loup en présence de nombreux hybrides survivants. Un comble, en terme de dangerosité pour l’homme. D’autres témoins de l’époque font des constats surprenants :

« J’ai vu à Moscou environ vingt métis de chiens et de loups noirs. Ils ressemblent surtout au loup, si ce n’est qu’ils portent leur queue plus haut et qu’ils ont une sorte d’aboiement rauque. Ils se multiplient entre eux, et quelques-uns des petits sont de couleur grisâtre, rouillée, ou même blanchâtre comme les loups arctiques. L’un de ceux que j’ai vus était tellement semblable au chien par la forme du corps, la queue et le pelage, que j’aurais pu douter de son origine si sa tête, ses oreilles, son regard méchant, sa sauvagerie, ne m’avaient prouvé que c’était bien un métis»

Je cite : « La plupart des officiers de louveterie ou des ardents veneurs que nous avons consultés affirment qu’il n’existe plus de loups pur sang dans le département autrement qu’à l’état de passage ou d’immigration. Cependant, quelques forêts contiennent encore des métis de loups croisés avec des chiens de berger errants et devenus sauvages ». Comment expliquer la présence récurrente de « bêtes » sanguinaires, dans toutes les régions de France, des époques les plus lointaines jusqu’au 19éme ( Champagne, Ardennes, Touraine, Limousin, Lyonnais, Gévaudan etc) autrement que par la récurrence des affiliations chien-loup ou loup-chien, dont les hybrides, très souvent, portent les stigmates du domestique, sans connaître la crainte de l’homme. Alors que dans ces époques reculées les chiens n’étaient pas forcément nourris, voire étaient connus pour des êtres ensauvagés, donc errants. Et surtout dangereux. Les populations de nos jours auraient plus peur du chien dit « errant » que du loup. C’est un constat maintes fois relevé dans la presse, et pour cause, le chien de grande taille ne connaît que rarement la peur de l’homme. On parle souvent de « bêtes féroces », non « usités d’être vu au pays », donc inconnues dans la faune sauvage, représentatives des nombreuses contrées concernées. Donc sans rapport direct avec le loup, lui même. Le chien métissé était donc présent, partout, de la Bretagne, aux Pyrénées, en passant par la Beauce, dans les actes de décès de l’historien Moriceau. Les « études » de Jean- Marc Moriceau comportent des biais intellectuels notoires !

En Bretagne ; au 18éme et 19éme siècle,

« On voit des loups blanchâtres ou même complètement blanc, ils sont moins rares dans les pays du nord, il y a enfin tous les animaux métissés, fort nombreux en Bretagne, autrefois qui ont des têtes de Dogue, des oreilles tombantes comme des chiens de chasse, et sont souvent tachetés de blanc ou de noir. » (Le loup en Bretagne pendant 100 ans. Durand-Vaugaron.)Les tueurs d’humains sont donc métissés, ou ensauvagés, voire enragés, sans rapport avec le loup, sauvage et sain. Le canidé sauvage ignorant complètement l’homme, le plus souvent, tout comme de nos jours, ici, et ailleurs en Europe. Doit-on inviter Moriceau à prouver le contraire, alors que l’historien explique aussi que les risques d’attaques sur l’homme sont faibles, de nos jours, et pour cause ! Il n’existe pas de chiens métissés « sauvagement » de loup, de nos jours, sur le territoire français. Il est possible de trouver de nombreuses données dans les livres de Jacques Baillon . Les Mémoires du chanoine Moreau apportent les descriptions de prédations actives de loups sur les canidés domestiques tout comme sur l’humain. (Période concernée 1595-1596). Certains historiens expliquent que le témoignage du chanoine aurait des vertus scientifique incontestables. Tout en expliquant que le loup était le moindre des fléau subi par les populations paysannes ou citadines. C’est bien l’historien des guerres de la Ligue en Bretagne et non un naturaliste confirmé qui relate des faits parfois sans rapport avec la biologie du loup et pour cause. D’après de nombreux témoignages, le loup égorgeur déshabillait ses victimes, éventrait les femmes, attaquait les hommes armés, agissant même à moins de trois pas des témoins, vidait les villages de Cornouailles de leurs chiens afin de préparer leurs exactions, montait des embuscades, coupait les gorges, envahissait la ville de Quimper les jours de marché, saisissant leur victime à la gorge pour les empêcher de crier, alors qu’il ne laissait que les ossements des dévorés !

Doit-on croire, que les chiens étaient source de nourriture en période de disette, pour l’humain, que la prise au ventre est l’apanage du chien domestique ou de l’hybride, que les attaques sur l’homme armé était l’oeuvre de canidés infectés par la rage, que le culte chrétien (auquel le chanoine souscrivait) de la responsabilisation de l’homme en rapport avec la punition divine n’était pas en lien direct avec l’exagération des faits réels dans lesquels le petit peuple, les pauvres gens ne reconnaissaient pas l’acte du loup, canidé sauvage dont les habitudes étaient connues de tous ?

Extrait révélateur :

Loups anthropophages et non pas loups garous en Basse-Bretagne (1595-1606)

Source : Mémoires du chanoine Jean Moreau sur les guerres de la Ligue en Bretagne, Quimper,

Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 1960, « Archives historiques de Bretagne, 1 » p.

275-279 (1re éd. : 1836)

Laquelle paix tant désirée ne mit toutefois fin aux misères du pays ainsi fut suivie de tous les autres fléaux desquels Dieu par l’Écriture menace son peuple endurci. La peste, la famine, les bêtes farouches dévorant les hommes, savoir est des loups, chose assez difficile croire à qui ne l’a vue, toutefois très véritable […]. La famine ne dura qu’un an ou deux, qui fut l’an 1597, principalement suivie de la peste l’année suivante, et qui dura depuis le mois d’avril l’an 1598 jusques à la Toussaint en suivant ; mais les loups continuèrent leur rage depuis les années 1597 jusques en l’an 1605 ou 1606 […]. Les pauvres gens n’avaient pour retraite que les buissons où ils languissaient pour quelques jours, mangeant de la vinette (oseille sauvage) et autres herbages aigrets, et même n’avaient moyen de faire aucun feu de crainte d’être découverts par l’indice de la fumée, et ainsi mouraient dedans les parcs et fossés, où les loups les trouvant morts s’accoutumèrent si bien à la chair humaine que, dans la suite, pendant l’espace de 7 à 8 ans, ils attaquèrent les hommes étant même armés. Personne n’osait plus aller seul. Quant aux femmes et enfants, il les fallait enfermer dedans les maisons, car, si quelqu’un ouvrait les portes, il était le plus souvent happé jusque dans la maison ; et s’est trouvé plusieurs femmes, au sortir auprès de leurs portes pour faire de l’eau, avoir eu la gorge coupée sans pouvoir crier à leurs maris, qui n’étaient qu’à trois pas d’elles, même en plein jour. Il est impossible de rapporter par écrit toutes les pauvretés que nous avons vues et souffertes en Cornouailles, et, s’il était possible de les raconter, on les estimerait des fables et non des vérités, et à peine peut-on dire laquelle desdites quatre persécutions aurait plus affligé » le pays ; et combien qu’il semblerait peut-être que celle des loups était plus évitable, parce qu’ils n’étaient en si grand nombre, néanmoins c’est chose horrible à réciter ce qu’ils faisaient de maux. Dès le commencement de leur furieux ravage, ils ne laissèrent dans les villages aucuns chiens, comme si, par leur instinct naturel, ils eussent projeté qu’ayant tué les gardes qui sont les chiens, ils auraient bon marché des choses gardées ; et avaient cette finesse que quand il y avait quelques mauvais chiens en un village et de défense, ils fussent venus en bande vers le village, et se fut l’un d’eux avancé jusques à bien près de la maison. Les autres demeuraient un peu cachés derrière comme en embuscades ; celui qui s’était avancé, se sentant découvert par le chien et suivi, se retirait d’où il était venu, jusques à ce qu’il l’eût attiré aux embûches, et lors tous ensemble se ruaient sur le chien et le mettaient en pièces. Telles ruses de ces bêtes sont à peu près semblables à celles de la guerre, et mirent dans l’esprit du simple peuple une opinion que ce n’étaient pas loups naturels, mais que c’étaient des soldats déjàmorts qui étaient ressuscités en forme de loups, pour, par la permission de Dieu, affliger les vivants et les morts, et communément, parmi le menu peuple, les appelaient-ils, en leur breton, tut-bleis, c’est-à-dire gens-loups ; ou que c’étaient des sorciers en ce pays comme en plusieurs autres contrées de la France. Cette dernière raison n’eût été hors de propos, attendu que les plus graves auteurs disent que les sorciers sont des anthropophages ou mangeurs de chair humaine, et surtout la chair des petits enfants sans baptême. Ainsi ces cruels animaux, combien qu’ils assaillissent indifféremment tout âge et tout sexe les trouvant à leur commodité, néanmoins ils poursuivaient avec plus grande fureur une femme grosse qu’une autre, à la quelle ils fendaient le ventre en un instant et lui tiraient le fruit, laissant la pauvre femme toute palpitante, s’ils n’avaient le loisir de manger la mère et l’enfant…. La paix faite, les portes de la ville [Quimper] demeuraient ouvertes et les loups se promenaient toutes les nuits par la ville jusques au matin, et, aux jours de marchés, les venderesses de pains et autres , regrattières qui se levaient matin pour prendre leurs places les ont souvent trouvés autour du Chastel et ailleurs, et emportaient la plupart des chiens qu’ils trouvaient la nuit sur la rue. La nuit, ils blessaient plusieurs personnes sur la rue au milieu de la ville, et, sans le secours et cri que l’on faisait criant au loup, ils les eussent mangés. Ils avaient cette finesse de prendre toujours à la gorge, si faire se pouvait, pour les empêcher de crier, et, s’ils avaient loisir, ils savaient dépouiller sans endommager les habits ni leurs chemises même, qu’on trouvait tout entiers auprès des ossements des dévorés, qui augmentait de plus en plus l’erreur des simples de dire que ce n’étaient point loup naturels, mais loups-garous ou soldats, ou sorciers transformés.


Le scénario qui conduit aux pires désillusions pour les éleveurs:


Je commentais, il y a peu sur un réseau social les affirmations de Laurent Garde reprise par un amis berger avec qui j’ai passé de longues heures à débattre de la présence du loup sur les estives, par les mots suivants qui finalisent un constat d’échec :

je cite,

« Mais alors les 120 000 attaques du loup sur l’homme de l’historien Moriceau, n’ont donc aucun sens et pourtant cette affirmation est reprise par les mêmes détracteurs du canidé qui nous expliquent quand même qu’il y avait le loup « banal », inoffensif donc, le loup « enragé », mortel donc et le loup désigné par « la bête », totalement dévouer à croquer femmes et enfants…Toutefois, les hybrides de chien et loup, à certaines époques courraient les campagnes, à tel point que les « scientifiques » de l’époque obtenaient des « hybrides » en guise de loups afin d’études, c’est une réalité qui n’existe plus aujourd’hui sauf cas exceptionnel, alors pourquoi continuer à nous expliquer, je cite L. Garde:

« Le problème, c’est que le loup qui avait osé s’en prendre à un être humain devenait récidiviste, et cela pouvait provoquer une flambée d’attaques meurtrières qui bien évidemment provoquait une terreur localisée dans le temps et l’espace » Est-ce un problème actuel? Non, du tout! Les propos n’ont aucun sens, et pour cause depuis les années 1980 le loup disperse en nombre, les meutes s’établissent en nombre, le canidé se reproduit, et les faits attestent qu’il n’existe pas un seul cas avéré de prédation active sur l’humain. Incroyable, non? En l’occurrence le loup  » fait métier de loup », et l’éleveur ne peut régner seul dans un univers naturel qui lui donne des droits mais aussi des devoirs! Alors quand va-t-on se mettre autour d’une table et après s’être rossé une bonne fois pour toutes, allons nous, les yeux dans les yeux, réfléchir à l’expérimentation nécessaire, en dehors des structures habituelles, dévoyées à l’obscurantisme pour la plus-part ? »

Cette confrontation parfois très acerbe résulte d’un processus engagé par l’État et ses administrations aux ordres, souvent en compromission avec les syndicats d’éleveurs.

Je m’explique.

Le scénario est souvent le même, les premiers faits de prédations du loup sont classés « loup exclu » par l’Oncfs. La presse parle parfois de chiens « errants », chien qui n’existe plus au 21éme siècle en France. Les termes « grand canidé d’origine indéterminée » sont parfois utilisés, puis les prédations du loup se déplacent géographiquement, alors que la préfecture concernée laisse trotter le canidé durant de longs mois, avec parfois une preuve adn de la présence du canidé. Le canidé prend ses marques alors que les éleveurs ne doutent plus de sa présence, toutefois les moyens de protection, localement mis en place sont dérisoires. L’éleveur nourrit le loup pendant que l’administration constate le peu de moyen mis à sa disposition, le préfet institue les cercle 1 et cercle 2 permettant une « distribution » des moyens de protection sans tenir compte du fait que le canidé est mobile, qu’il se reproduit, s’installe parfois à cheval sur plusieurs départements, alors qu’il n’y a aucune concertation entre les différentes administrations. Les années suivantes le canidé qui est décrit comme seul se reproduit (le loup disperse aussi des départements voisins), alors que des relevés de piste attestent parfois de la présence de plusieurs individus, dès le premier hiver. Les chasseurs poussent indirectement le canidé à disperser lors des battues au grand gibier, le loup est installé au moment ou l’administration avoue que le canidé est présent, en niant que le loup vive en meute . Alors que les victimes du loup sont parfois compensées avant même une présence officielle du canidé, les syndicats d’éleveurs font pression pour obtenir des mesures radicales.

Toutefois les pressions s’exercent également sur les victimes du prédateur, la consigne est de se taire et de ne pas parler à la presse : je cite,

« Enfin, les éleveurs regrettent de manière unanime ces « pressions » exercées sur eux afin que l’information au sujet des attaques de loup ne circule pas » propos de Jean-Yves Poirot, bien tardifs, diffusés dans la presse vosgienne en novembre 2015.

Mais les chasses du loup s’amplifient, certains éleveurs pourrissent la situation en laissant les bêtes exposés sans aucun moyen de protection, ceux qui cherchent à se protéger sont rappelés à l’ordre par les syndicats, alors que d’autres exposent volontairement les bêtes de réforme à la menace du loup, parfois sur les conseils des techniciens de l’Office. La présence du loup est donc gérée dans le plus grand désordre et l’anarchie qui s’en suit mène l’éleveur aux pertes et le loup au fusil, jusqu’au moment ou la pression devient telle que les représentants de l’État n’ont plus d’autres choix que de prononcer des tirs de destruction alors que de nombreux troupeaux ne sont toujours pas en protection. Toutes les études américaines et canadiennes attestant que la pression de chasse exercée sur le canidé entraîne de fortes probabilités de reproduction avec le domestique, donc une hybridation dangereuse du canidé sauvage, alors même que les phénomènes d’anthropisation des milieux, toujours importants en France engagent aussi le sauvage à l’hybridation. Une pression de chasse aléatoire engendre des conséquences toutes aussi désastreuses, reproductions multiples du canidé au sein d’une même meute, dispersions plus rapides des canidés qui colonisent ainsi de nouveaux territoires, exacerbant les probabilités de fondation des nouvelles meutes. Les syndicats d’éleveurs et autres organisations anti-présence du loup expliquant que le loup est un danger pour l’homme, qu’il ne faut pas laisser les enfants se promener en forêt, qu’il prélève des gibiers qui ont fuit jusqu’aux abords des écoles sans aucune crainte, entres autres explications saugrenues sur la prédation du loup sur l’homme, répétant à tue-tête que si les anciens se sont débarrassés du loup ce n’est pas pour rien ! Les données connues sur le versement de primes à la destruction du loup expliquent par ailleurs complètement qu’en dehors des périodes de primes, l’agriculteur n’était pas enclin à tuer du loup et pour cause.


L’histoire du loup en Bretagne :


La toponymie évoque le canidé en Finistère, plus qu’ailleurs, ainsi Le loup-mort ; la colline du loup, le Carrefour des loups, la Fontaine du loup. La Garenne du loup. le village du loup, La Hutte du loup. Le Pont au loup. La Marre au loup. La Moche du loup. Le Ruisseau du loup, Le Trou du loup. La Maison du loup sont quelques exemples représentatif de la présence du loup en Bretagne depuis le fond des âges. L.Durand Vaugaron, dans Le loup en Bretagne pendant cent ans présente ainsi le canidé dans son introduction, je cite,

« Du moins l’occasion nous a-t-elle été donnée de rapprendre que des temps furent, et peu éloignés, où nos campagnes, ce n’étaient pas ces paysages presque partout aménagés jusqu’à l’excès par la présence de l’homme sans cesse suggérée ; où elles étaient souvent désertes sur de grands espaces, sauvages, hostiles, pour la raison, entre autres, qu’elles étaient habitées et sans relâche parcourues par une race nombreuse, vigoureuse, étonnamment résistante, infatigable, hurlante, prolifique, de farouches seigneurs qui y faisaient la loi. y répandaient la terreur, levant leur dîme. inexorablement, sur les bêtes des forêts, les animaux domestiques, parfois sur les hommes. »

Le tableau est dressé, mais il est pitoyable, « la race » est « nombreuse », pourtant les historiens actuels parlent de 500 loups en Bretagne à l’aube du 19éme siècle, alors que les chiens errants et autres hybrides semblent être beaucoup plus nombreux que les canidés sauvages. « la race » est « prolifique » qualificatif maintes fois attribué au loup toutefois si on peut affubler le lapin de cet adjectif, il faut rappeler que le canidé se reproduit au plus une fois par an, encore que cela ne soit pas systématique dans une meute ou certaine année, il n’y a pas reproduction du moins dans un contexte de pression de chasse inexistant. A comparer avec les données actuelles dans le Piémont italien, la présence de 500 canidés semble probable, par contre il faut douter de la qualité des effectifs, le sauvage étant globalement empreint de domestique à cette même époque.

L’auteur enfonce le clou un peu plus loin « insistant sur la musculature du cou et des épaules ; les quarante-deux couteaux acérés, crocs térébrants, meules broyantes de la denture ; les virtualités illimitées de mobilité et de rapide migration ; tout en faisant quelques réserves sur le chapitre du courage, ils louent son intelligence nuancée de finesse et de prudence défiante ; ils donnent des précisions instructives sur ses carnages, le nombre et la qualité de ses victimes »

Serge Duigou également historien explique dans « La Chasse du loup en Bretagne au 19éme siècle je cite :

« Les loups étaient un véritable danger. Au temps des guerres de la Ligue, alors que la famine et la peste faisaient aussi des ravages, les nombreux cadavres laissés à l’abandon ont attiré les loups jusque dans la ville de Quimper. Au XVIIIème siècle on comptait en France 30 à 50 victimes humaines par an. » Comment peut-on expliquer que le canidé est un véritable danger alors que 30 victimes par an seraient répertoriées au 18éme siècle au niveau national? Tout en se référant aux mémoires du chanoine Moreau ! Quant à la dangerosité du loup il explique :

« Le loup fait l’objet de nombreuses histoires ou légendes à raconter à la veillée. Ainsi celle desdeux sonneurs tombés dans un piège où le loup avait lui-même été pris, et qui eurent la vie sauve en jouant du biniou toute la nuit. Ou l’histoire vraie d’un docteur appelé en urgence auprès d’une femme dans la forêt du Huelgoat, et accompagné tout le trajet par une meute dont il se défend en brûlant des allumettes, puis à coups de fouet de chasse. » Histoires maints fois rapportés dans d’autres régions de France à la même époque et dont le fond explique que pour se préserver du loup, un clarinettiste revenant du bal, joue son air préféré, un boucher en livraison abandonne un quartier de bœuf, ou même un enfant d’une dizaine se débarrasse tout aussi bien du canidé en claquant ses sabots des deux mains. C’est vous dire la dangerosité du sauvage quand il est sain, c’est à dire non enragé et surtout non hybridé de chien, parfois sur plusieurs générations vraisemblablement. La dangerosité du loup étant finalement mis en oeuvre par le louvetier d’arrondissement dont la pression de chasse aléatoire et inconstante favorisait la progression des effectifs à long terme, en particulier celui des hybrides existants, puisque le culte du trophée pratiqué à l’époque, comme de nos jours par ailleurs, dans le monde de la chasse, favorisait le tir du loup sauvage et plus rarement celui de l’hybride tiqueté de blanc, la queue courte, parfois en panache, et les oreilles pendantes ! Par ailleurs il est dit que :

« En 1863 on constate que « les loups sont devenus bien rares .En 1878 on compte 110 loups tués

sur l’ensemble de la Bretagne. A la fin du XIXème siècle la chasse a gagné en professionnalisme et efficacité. Les primes importantes stimulent les chasseurs. D’autre part on met les landes en culture, diminuant ainsi le territoire des loups. Et surtout on introduit l’usage du poison (la strychnine). »


La fin du loup en Bretagne:


Officiellement le loup disparaît de Bretagne en 1895.

« Mais vraisemblablement il en restait quelques-uns jusqu’en 1914 dans les landes de Lanvaux et la forêt de Loudéac. » La dernière prime est versée le 25 mars 1891, à trois chasseurs de la commune de Milizac. Les anciens de Combrit racontaient aussi qu’un loup fut détruit en 1898 à Quilien, près d’une ferme sur la route de Quimper. Enfin, le 23 janvier 1903, un vieux loup solitaire, appelé Petitbleu, a été capturé près du Ménez-Hom par M. le Bihan, de Plougastel-Daoulas. Blessé en tombant dans la fosse préparée pour lui, il a sans doute été achevé sur place. Il restait vraisemblablement quelques loups jusqu’aux premières années du vingtième siècle dans les landes de Lanvaux et la forêt de Loudéac. Un pendu aurait été dévoré par des loups près de Plouay (document ci-dessous) et des portées de louveteaux auraient été trouvées dans des bois du Pays bigouden. Mais, peut-être pas ne s’agissait-il simplement de chiens sauvages…le 7 janvier 1900 le petit Journal (réputé pour ses articles à sensation sur les affres du canidés sauvage) parle d’une meute de loups dévorant un pendu , l’action se situant dans la lande bretonne. (Plouay) De nombreuses communes revendiquent la dernière destruction du loup en Bretagne, ainsi il aurait disparu « à l’automne 1884 » tiré « par Pierre Bérréhar, au Cloître Saint-Thégonnec, qui en a touché la prime le 6 octobre de la même année. » Les derniers loups auraient été abattus à Quilien en 1898, sur la route de Quimper, il est reconnu à Lannilis à la fin du 19éme, sans qu’une date précise ne soit connue, on l’aurait vu traverser l’Aber-Benoit à la nage à la même époque incertaine.

https://observatoireduloup.fr/2019/02/15/presence-du-loup-au-xxeme-siecle-en-bretagne-la-memoire-du-passe/

Histoire de loup en Bretagne

« A la fin de l’après-midi, vers 16 h, un vieillard de plus de 95 ans se leva d’un seul coup et d’une voix caverneuse se mit à nous raconter l’histoire extraordinaire qui était arrivée à son père, Jakez Le Bellec.

« Fermez les yeux quelques minutes et vivez cette histoire, notre histoire incroyable…

Vous êtes très savants sur les loups, grâce à vous, les enfants, j’ai appris beaucoup cette après-midi, mais je connais une bien belle histoire, aussi vraie que je suis encore dans ce monde, et je m’en vais vous la raconter. » Nous sommes tous restés étonnés par ce vieux monsieur qui paraissait dormir depuis notre arrivée mais qui maintenant semblait revivre quelque chose d’important pour lui et toute sa famille.

Les mots sortaient de sa bouche comme d’une fontaine qui se serait débouchée un beau

jour…

« Je n’ai pas souvent raconté ce que je vais vous dire et pour moi c’est un peu de ma vie queje vais vous dévoiler », nous dit Jos Le Bellec en se levant et sa grande taille donnait encore plus de poids à ce secret qu’il nous dévoilait.

« Ma famille habite Roscouré depuis 1520 et vous savez que notre ferme est très isolée à l’est

de Combrit, à plus de quatre kilomètres de toute habitation.

J’avais quinze ans et c’est juste avant la grande guerre de 1914 – 1918 que Youenn mon grand père m’a raconté cette histoire, l’histoire qu’il a vécue avec son fils Jakez, mon père.

Voilà ce que m’a raconté Jakez :

« L’hiver 1865 avait été terrible et toute la région avait souffert d’un froid précoce etépouvantable, au point que nous ramassions les poissons morts le long des berges gelées de l’Odet. Nous n’allions pas à l’école tant le vent d’est sifflait et étouffait le pays sous un un épais manteau de gelée et de brumes. Le matin, toute la famille restait bien au chaud dans la pièce commune de la grande maison où Jakez et ses cinq frères et quatre soeurs vivaient.Seul Youenn le père se levait de bon matin pour nourrir les bêtes et il allait avec sa brouette jusqu’au village livrer le lait frais. Ce matin-là, le silence était différent et même le coq restait muet. Seul un petit bruit d’étincel- les qui crépitaient dans la cheminée et une bonne odeur de soupe nous avertissaient que notre mère préparait le petit déjeuner.

Mes soeurs remuaient doucement dans leur grand lit au fond de la pièce et je les voyais à peine. A gauche, le grand lit clos des parents semblait bailler d’une nuit trop courte. Par les carreaux givrés, je distinguais le gros brouillard qui montait de la rivière avec la marée, et la fumée, qui descen- dait de la cheminée, paraissait s’ajouter à cette lumière opaque.

Soudain au loin, on entendit le bruit caractéristique des gros sabots ferrés de mon père et la roue cerclée de la brouette sur le petit pont à une centaine de mètres de la ferme. Les bruits nous arrivaient déformés par le brouillard et nous semblaient à la fois proches et loins ,forts et doux. A l’ordinaire, l’arrivée de mon père accélérait le lever de toute la famille qui attendait ce moment avec beaucoup d’impatience : le pain frais du matin était notre seule joie de la journée et quoique notre famille n’était pas la plus pauvre, nous mangions presque toujours les mêmes repas : soupe, pain, des œufs et un peu de viande le dimanche.

Les enfants appréciaient la miche chaude du matin et nous dégustions notre unique tranche comme un gâteau de choix. Mais aujourd’hui, mes frères et mes sœurs ne se réveillaient pas. Étant l’aîné, je me levais souvent un peu avant eux pour aider ma mère à préparer la tablée et à nourrir les poules et les lapins. Aujourd’hui, j’avais dix ans et je me sentais plus responsable et presque un homme. Les bruits de fer approchaient et j’entendais tout d’abord plaintifs et puis plus forts de petits cris comme un jeune animal qui se plaignait. Je courus à la porte de la maison et l’ouvris en grand. Je vis mon père dans sa grosse pelisse verte toute crottée de la boue du long chemin et, entre les pots de lait, dans une grosse couverture une petite tête brune avec de minuscules yeux très noirs qui me regardaient avec frayeur. Je crus d’abord que c’était un petit chien mais Youenn, mon père m’expliqua qu’il avait trouvé un terrier en abattant les grands chênes près de l’anse du château, la semaine passée et il avait entendu des cris plaintifs venant d’une tanière sous la souche d’un arbre abattu. Youenn pensait que la mère avait dû être tuée, mourir de maladie ou de froid et son pauvre rejeton demeurait seul. Au bout de huit jours et après l’accord de ma mère, mon père avait décidé de m’offrir pour mes dix ans ce jeune animal qu’il avait tout de même montré au médecin du village, Monsieur Castric.Celui-ci avait prévenu mon père : c’était un louveteau ; il lui avait conseillé de le tuer car ici comme ailleurs le loup avait très mauvaise réputation. Mais Youenn avait ses idées et aimait bien montrer sa différence: il n’appréciait pas les chasseurs et soignait souvent les animaux blessés par les braconniers. Comme les gens de la campagne, il adorait la nature et la respectait beaucoup. Il connaissait toutes les cachettes des bois alentours, les gîtes des lièvres, les traces des chevreuils…Les loups n’étaient pas fréquents mais nous les entendions plus que nous ne les voyions ; l’hiver, pendant les grands froids, ils venaient près des fermes pour tenter d’attraper quelques poules ou les restes de notre nourriture, derrière la maison.Je pense que Youenn savait où les loups se cachaient dans le bois de Roscouré, mais jamais il n’avait dévoilé ses secrets aux chasseurs qui organisaient les battues ou aux  » tueurs de loups », les lieutenants de louveterie. De grosses primes étaient pourtant attribuées par les maires à tous ceux qui ramenaient les queues de loups morts et tout un commerce s’était organisé afin d’exterminer cette race animale maudite des hommes :

150 francs la louve pleine,

100 francs la louve ou le loup,

40 francs le louveteau.

Un de nos oncles du Haut Combrit, Lomig Cariou, était lieutenant de louveterie et il participait régulièrement à des battues à loups dans tout le département. Inutile de vous expliquer que Youenn et Lomig ne parlaient pas souvent de ce sujet brûlant mais ils s’entendaient bien par ailleurs. Youenn pensait que les loups n’étaient pas des bêtes si mons- trueuses mais qu’ils vivaient dans la nature en harmonie avec d’autres animaux et exterminaient les plus faibles et les malades. Les loups, d’après Youenn, avaient donc leur rôle dans la grande chaîne de la nature si l’homme lui laissait un peu de place pour vivre et je soupçonne même mon père d’avoir écarté quelques chasseurs de loups d’une piste, pour les égarer vers d’autres endroits où il n’y en avait jamais eu. Les gens du village se moquaient parfois de mon père en le surnommant parfois « loup – garou » mais tous le respectaient car ils reconnaissaient son savoir et son amour des animaux. Lomig pensait lui que les loups étaient une créature conçue par le diable et que moins il y aurait de loups, et plus l’homme serait heureux. Il adorait, lorsque nous allions chez lui, nous raconter des histoires terribles et sanglantes où des loups dévoraient des enfants et leur mère. J’en ai fait comme mes sœurs de terribles cauchemars mais mon père avait une

sainte horreur de ces sornettes qui, disait-il, n’avaient jamais existé. Youenn, mon père souleva alors la pelisse de laine où se cachait le jeune animal qui essaya de se dissimuler.Les chiens de la ferme vinrent aux nouvelles et après avoir senti « la bête » reculèrent puis aboyèrent comme si une haine ancestrale les avaient poussés à rejeter ce qui pour nous n’était qu’un de leurs cousins. Je pris délicatement le jeune loup dans mes bras et en le caressant; je le calmai car il était tout grelottant de peur et de froid. Le loup me mordillait sans méchanceté et il me regarda très profondément ; je vis dans le fond de ses yeux comme une lueur, une étincelle de complicité entre deux futurs amis. Je l’adoptai très vite et il mangeait beaucoup les premiers jours. Mes sœurs s’en méfiaient un peu comme ma mère qui le surveillait toujours du coin de l’œil, un peu sceptique. Je l’appelai Bleiz, ce qui veut dire loup en breton ; il apprit très vite à jouer avec moi et il accompagnait souvent mon père dans son tour des champs. Son poil était plus sombre que celui d’un chien et ses dents étaient déjà impressionnantes pour son jeune âge. Bleiz grandit parmi nous mais jamais les chiens de la ferme ne devinrent ses amis. Parfois il sortait seul et respirait l’air des bois à l’orée de la forêt et semblait chercher des yeux un de ses frères perdus mais rapidement faisait demi-tour et revenait à la ferme. Il sentait bien mieux que les chiens les odeurs et entendait les bruits les plus lointains.

Source : http://arbannour.free.fr/histoire/le_dernier_loup_breton.htm


Le scénario du retour du loup en Bretagne :


« La présence du canidé en 2014, au sud de la région Bretagne est donc vraisemblable sur Poitiers à seulement 130 kilomètres des frontières administratives bretonnes. En juillet 2015 le canidé est présent dans le Cher, et à l’ouest de ce département dans la Nièvre, dans l’Yonne et en Côte d’Or. Plus au nord, on peut suspecter les premières dispersions sur l’Aisne et même l’Oise en 2015 et 2014. Le flux est donc fortement organisé vers l’ouest.»

Le canidé a progressé dans l’Est de l’hexagone de près de 200 kilomètres en 3 ans à partir du flux vosgien en direction de l’ouest, un deuxième flux originaire de l’extrême nord de la Savoie est également à mettre en avant dans une moindre mesure. La présence du loup en 2014 dans l’Oise et en région Centre en 2015 ( tout comme en

2014), atteste que le flux de dispersion est important. Durant les 36 mois à venir le canidé devrait aborder le Val d’Oise, la Seine et Marne, l’Essonne et les Yvelines. La dispersion du canidé pourrait être forte dès 2018 sur le Pays de Loire tout comme la Normandie. En 2015, le loup est sur le point de s’établir en Poitou-Charente. Le département de Maine et Loire pourrait connaître la présence du loup avant la fin d’année 2018.

« La région Centre pourrait connaître de nouvelles dispersions du loup, en provenance du Morvan,et par le département de l’Yonne qui est sur le flux de dispersion ouest depuis 2013. Tout comme dela Nièvre dès l’hiver 2014/2015.Les départements du Loiret du Cher et de L’Indre sont directement concernés. L’Eure et Loire est concernée à court terme, présence possible du canidé au printemps 2016, au plus tard. Il est probable que le canidé disperse depuis 2014 sur le département du Cher. » En janvier 2018 le canidé sera presque aux portes de la Bretagne, sur le point d’investir les départements de la Manche et de la Mayenne en 2018 et 2019 alors qu’un nouveau flux de dispersion naît dans l’Est en 2015 ( Moselle) concernant Canis lupus, le loup gris européen d’origine allemande vraisemblablement. Ce flux pourrait intensifier la dispersion de Canis lupus lupus, loup « italien »vers l’ouest, le nord et le Jura français. Le tir du loup italien, dans les départements français du nord sera suivi par l’installation du loup gris, bien plus puissant. Un canidé qui prélève de grosses proies, même isolé ! Les éleveurs bretons de bovins, ovins et équins et du nord de la France n’auront d’autres choix que de se mettre en protection si l’État leur en donne les moyens. Les syndicats d’éleveurs devraient par ailleurs déjà s’en préoccuper. Les tirs du loup dans le sud des Alpes, vont prouver dans les années à venir que les effectifs sont mal estimés et surtout qu’ils sont totalement contre-productifs à court terme comme à moyen terme.

De fait:

https://observatoireduloup.fr/2019/04/26/analyses-de-la-reproduction-des-predations-et-dispersions-du-loup-dans-le-contexte-francais-sous-pression-de-chasse/

2 commentaires sur “2020: LE RETOUR DU LOUP DANS LES MONTS D’ARRÉE.

  1. Excellent !!! Votre site n’est pas toujours à jours des dernières vues et autres actions du canidé mais il est malgré tout important concernant la connaissance de ce dernier

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