Le loup. La bête qui punit les hommes.

La Rubrique Du Loup Les Actualités

Ils sont nombreux, les loups, à disperser dans les campagnes françaises! Il y a « ceux qui savent ». Les instances étatiques plus que timorées dans leurs communications, les organisations attentistes de la chasse et les Ong internationales , muettes, qui fixent par ailleurs les quotas annuels de tirs de destruction du loup. « Ceux qui ne veulent pas savoir », les associations de défense nationales, tant que « ceux qui savent » ne confirment pas, officiellement, qu’il sont informés du retour du canidé sauvage. Pourtant elles s’informent souvent, ces associations de défense, par l’intermédiaire d’un réseau loup, sous dimensionné, dont de nombreux bénévoles ont reçu une formation à bon compte et ne sont jamais présents sur la piste du loup. Ils sont nombreux, les éleveurs, les chasseurs, « ceux qui constatent » que quelque chose d’indéfinissable à changer et n’en savent pas plus. Et que les informés tentent de garder dans l’ignorance des faits. Ils sont nombreux, les loups, dans les plaines françaises mais tous ne le savent pas !

Ainsi Canis lupus lupus est détecté dès 2014 en forêt de Rambouillet, Antoine Nochy le confirme dans son dernier livre. Mais officiellement, c’est annoncé en janvier 2017 dans la presse parisienne; Le canidé sauvage n’existe pas ! Certains scientistes des universités parisiennes expliquant même un peu plus tard que ce loup est un chien dit « errant ». Chien fantôme, bien plus furtif que le loup lui-même, dont les universitaires ne déterminent ni l’origine, ni le propriétaire, ni même si le domestique existe réellement. Dont les déplacements sont totalement en rapport avec le comportement du sauvage . Le loup donc ! Depuis, les canidés parisiens ont adapté leur zone vitale, définie depuis quelques années, en accaparant dans le nord-est de l’Eure-et-Loir du territoire et aussi des agneaux, prélevés en nombre, depuis janvier 2018 sur la commune de Berchères-sur-Vesgre et dont personne n’a entendu parlé. Le procédé est tout à fait habituel, rien ne se passe, tout se transforme!

Ils sont nombreux, punis ou sur le point de l’être, tous ces « Wolf Groupies » désinformées et manipulées qui diffusent des amalgames de pensées multidimensionnelles dont personne ne semble vouloir entrevoir toutes les dimensions réelles. Amalgames qui cherchent sous couvert de scientificités établies, de déclarations officielles, à confirmer qu’il ne se passe rien dans les plaines françaises ! Amalgame qui s’agglomère en trois symboles : le chien errant, l’Adn et la preuve formelle qu’il représente, puis, le loup solitaire, jeune et bien-sûr immature. Le loup se transforme alors en bête tant elle est invisible aux yeux garnis d’œillères des « administrateurs du loup ». Il semble totalement absent ou incompris des différentes castes de pensée, et demeure le seul acteur présent et conscient de ces dimensions réelles que sont nos territoires.

Le premier acteur et le dernier puni de cette guerre des modes de pensée est l’État. Souvent le préfet, parfois le député ou le modeste maire de campagne. Ce dernier, parfois, est puni trois fois. Ce maire de la commune d’Ambonville, dont la génisse, en Haute Marne le 5 septembre 2013 a été victime d’un grand canidé. Cette expression fort singulière est toujours employée au singulier. Grand canidé, d’origine indéterminée, qui revient plusieurs fois pour engloutir cinquante kilogrammes d’abats et de chairs avant que les faits ne soient constatés. Dont personne ne veut parler. Surtout pas le modeste maire qui a reçu des instructions du préfet qui lui même a décréter des tirs de nuit sur « les chiens errants », dans le déni le plus total des réalités naturelles et en contournant habilement la loi. La nuit, tous les canidés sont gris !Le meilleur amis de l’homme étant le gage, chez « ceux qui savent », de l’absence indéniable de la bête qui punit les hommes. Le loup ne saurait être présent sans preuve formelle. Le préfet ou son directeur de cabinet se met donc en position de nier ce qui va peu à peu paraître comme une évidence, aux yeux « de ceux », les éleveurs et chasseurs « qui constatent » que quelque chose d’indéfinissable à changer sur le terrain des réalités. Même une photographie n’atteste pas complètement de sa présence tant elle est invisible. Comme celles présentées le 14 mai 2018 par l’Observatoire du Loup et la presse ardennaise. Alors que le communiquant de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage oublie, bien entendu, d’expliquer à la presse qui l’interroge, qu’une prédation sur ovin à eu lieu sur la commune de Rumigny, en avril 2018. Non loin de la commune de Signy-le-Petit ou un veau avait fait les frais du grand canidé d’origine indéterminée, le 29 mai 2013 dans ce même département des Ardennes.

Cette bête qui punit sans raison apparente est imprévisible. Elle aura tôt fait de quitter nos lieux. Elle ne serait que de passage, comme une malédiction. Une épidémie passagère, alors qu’un député de Lozère, Pierre Morel-À-L’Huissier, la qualifiait, en avril 2018, sur une radio locale , de « staphylocoque ». Ce député fait partie de « ceux qui constatent » que quelque chose d’indéfinissable à changer mais n’en savent pas plus. Mais ils sont nombreux à constater, mais ne le savent pas. En exemple, cet éleveur de Gironde confronté à la réalité en mars 2017 sur la commune de Soulac-sur-Mer ou deux veaux et un poulain sont retrouvés éviscérés et consommés. Éleveur qui s’interroge à nouveau au printemps 2018 après la découverte d’un veau dont les cotes et les viscères rouges ont été consommées. Alors que le sauvage est en train de s’installer dans la plus grande discrétion médiatique entre Landes et Gironde. Mais l’État ne cherche pas à savoir, moins il en sait, moins il est nécessaire de s’exprimer, de s’expliquer. Moins le préfet se trouve dans l’obligation d’anticiper une dimension réelle qui dépasse toutes les prévisions de budget.

Et surtout n’allez pas prononcer ce mot, celui qui désigne la seule bête, invisible, absente, imprévisible, prédatrice et pourtant présente. Le loup ! Le loup, ce simple mot a pour effet de crisper les modes de pensée.

Le premier puni par le loup est donc l’éleveur d’ovins, de caprins, d’équins ou de bovins, moins souvent. Il fait partie de « ceux qui constatent » que quelque chose d’indéfinissable à changer mais n’en savent pas plus. Au même titre que le chasseur qui observe le comportement inhabituel du gibier, voire l’absence inexplicable des ongulés. Quand il ne découvre pas une carcasse fortement consommée, fait inexplicable qu’il n’a jamais constaté alors qu’il arpente bois et forêts, depuis tant d’années. Comme ce chasseur en novembre 2016 sur le secteur de Rouilly, au nord de Provins. Lui qui s’escrime à garder la compagnie ou la harde au plus près du territoire de l’association de chasse à laquelle il a adhéré. Et qui constate l’absence d’un gibier dont l’état de vigilance passe rapidement du mode veille au mode urgence absolue.

Les autres punis sont les plus coupables ! Ces derniers ressemblent aux shadoks qui pompaient et pompaient toujours….« Ceux qui ne veulent pas savoir », sans que « ceux qui savent » ne confirment, officiellement, qu’il sont informés du retour du loup. Les associations de défense et leurs groupies qui expliquent trop souvent que l’éleveur ou le berger ne fait pas son travail. Et qui pourtant expliquent en cœur l’omniprésence du chien dit « errant ». Celui qui n’existe pas plus que le loup, par ailleurs, tant son invisibilité et son comportement de prédation semble conforme, quand il n’est pas pris sur le fait, à celui du sauvage. Le chien du voisinage ne se déplace pas comme le loup, ne consomme pas comme le loup et il est souvent reconnu. Toutefois, le chien feral, ensauvagé par la folie des hommes le plus souvent, n’existe pas en France. Tout au plus divague-t-il parfois avant de rentrer chez son maître, la gueule ensanglantée. Alors que le loup s’installe, sectorise, visite nos territoires qui sont devenus siens. Ce loup qui nous observe et se livre à des prédations, dans notre dos, comme il se doit !

Puisque État et associations tentent de nous tenir dans l’ignorance. Cet aveuglement volontairement entretenu engendre les craintes dès que les premiers faits inexplicables apparaissent. Puis la colère, quand l’éleveur ou le chasseur, parfois, comprend qu’il a été dupé ! Cette ignorance sordide dont la punition est le tir de destruction du loup. Officiel et non officiel. Celui du braconnier qui s’exerce dans les départements ou le loup est officiellement absent, comme dans l’Ain, la Marne en 2014 ou encore en Dordogne en 2015 et d’autres, bien sûr ! Celui des brigades et chasseurs en battue, anarchique et improductif, révélateur de l’incapacité à comprendre et à anticiper. Car accueillir le loup comme il se doit, en l’invitant à dîner tout en expliquant peu après qu’il est trop gourmand, par la faute exclusive des éleveurs, relève de la folie. Cette même folie contagieuse qui a engendré les primes aux loups et l’éradication de l’espèce par empoisonnement durant les siècles précédents. Ainsi existe la bête qui punit les hommes touchés par l’aveuglement partisan, irrationnel et destructeur. Menant les hommes à tous les extrêmes et toutes les désillusions, faute de vouloir croire et assumer enfin, que le loup est de retour dans les campagnes françaises. Le tir de destruction du loup, toujours plus fréquent étant l’ultime punition, inutile et sordide, imposée par les hommes, aux hommes eux-même. Car le grand prédateur, quel qu’il soit, est bien sûr totalement indispensable à nos campagnes, à nos forêts. Dans ces conditions absurdes peut-on croire une seconde que le timide plan d’action loup mis en place en 2018 va nous permettre de faire cohabiter sereinement, l’éleveur et le loup ? Pendant ce temps là Canis lupus lupus trotte toujours plus loin, dans la plus grande incompréhension.

Jean-Luc Valérie


Observatoire du loup :

Collectif, l’Observatoire du loup regroupe des spécialistes, bénévoles, dans différentes matières :

Pastoralisme, Naturalisme, Faune Cynégétique, Photographie, Statistique, Géographie, Traces et empreintes de la faune sauvage, Biologie du loup, Éthologie des canidés…

L’Odl a pour finalité de collecter, rassembler et croiser toutes les informations officielles et non officielles en rapport avec la présence du loup, sur le territoire national. Localiser et alerter sur sa présence, afin d’anticiper son retour, est un impératif à une cohabitation sereine.

Faciliter l’approche des phénomènes de dispersion et dénoncer les freins à sa compréhension sont aussi notre credo. Mettre en œuvre une prospective de dispersion probante et à moyen terme est une finalité depuis 2014.


Jean-Luc Valérie :

Diplômé de l’enseignement supérieur dans les matières de gestion, photographe animalier passionné et auteur de « L’eau de mes terres, Milieux humides de Lorraine » prix Erckman-Chatrian en 2009 et de « Le retour du Loup en Lorraine » édité en novembre 2010, il est également conférencier, blogueur et vidéaste occasionnel, auteur sur « la Buvette des Alpages » et de tribunes libres sur le Net. Initiateur de « l’Observatoire du loup », et coordinateur du regroupement de bénévoles et de spécialistes dans différents domaines, il recherche et recense toutes les informations en rapport avec les dispersions de Canis lupus, en France. L’auteur étudie sa dispersion géographique, la problématique de son retour et la biologie du canidé sauvage, depuis 2007. Le naturaliste qui a pisté le loup à de nombreuses reprises, depuis 2012, collabore avec certaines associations environnementalistes vosgiennes ou encore lozériennes et de nombreux éleveurs d’ovins ou de caprins,  chasseurs favorables à la présence du loup et dans toutes les régions de France.

3 commentaires sur “Le loup. La bête qui punit les hommes.

  1. Bonjour, Merci pour cet article. Le loup entre Landes et Gironde ? Vous donnez aussi pour la 1ère fois à ma connaissance des détails 1 ou 2 prédations chez un éleveur vers Soulac, J’ai cherché à recouper vos infos avec un quelconque article de presse mais je ne trouve rien, donc en effet discrétion médiatique. Peut-on savoir d’où vous tenez ces infos ? Une dernière question sur quels critères basez-vous la présence du loup entre Landes et Gironde ?

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