LE GOUVERNEMENT EST-IL EN TRAIN DE PROGRAMMER UN OBJECTIF D’ÉRADICATION DU LOUP A L’OUEST DU RHONE?


Les négociations et pressions des différents lobbys sur les ministères concernés semblent aller bon train ces dernières semaines:

Après avoir émis une feuille de route « post 500 loups » (voir le lien ci-dessous) les lobbys de l’élevage font le forcing afin d’obtenir une pression de chasse sans précédent sur l’espèce à l’ouest du Rhône.

L’ambition développée depuis l’arrêté 19-096 du 5 avril 2019, par ailleurs strictement invisible sur les sites habituels de l’internet,  est de contenir strictement et à terme la présence du loup à l’est du Rhône, soit les départements situés dans l’arc Alpin.

https://observatoireduloup.fr/2019/02/16/le-gouvernement-crie-haro-sur-le-loup-proposition-de-feuille-de-route-post-500-loups/


Dans les faits cela pourrait se traduire concrètement par :

  1. Un quota de tir 2019 d’un minimum de 100 loups (l’arrêté serait rédigé et publié dans les prochains jours)
  2. L’inconditionnalité de l’indemnisation des éleveurs, donc avec ou sans protection effective des troupeaux
  3. Un blocage arbitraire de la dynamique de la population de loups à 500 individus (l’arrêté serait rédigé et publié dans les prochains jours)
  4. La généralisation des indemnisations sur simple déclaration de l’éleveur (donc sans aucun contrôle, à priori)
  5. La mise en œuvre, depuis le 5 avril 2019, d’une première zone d’exclusion qui décrète que sur 300 (trois cent) communes : du Tarn, de l’Aveyron, de l’Hérault et de la Lozère, les troupeaux ne seront pas mis en protection et que chaque loup repéré serait abattu (arrêté 19-096 du 5 avril 2019).

L’objectif à terme est de cantonner les loups UNIQUEMENT à l’est du Rhône.

Quelles seront les réactions des éleveurs qui se trouvent sur l’arc alpin et à qui l’Etat impose des contraintes en rapport avec la présence du loup?

Affaire à suivre….

24 commentaires sur “LE GOUVERNEMENT EST-IL EN TRAIN DE PROGRAMMER UN OBJECTIF D’ÉRADICATION DU LOUP A L’OUEST DU RHONE?

  1. Je ne vous comprends pas…………… En fait aucun de vous.

    Je suis éleveuse de chèvres en Ardèche, pour l’instant pas de loup tout du moins dans ma partie du territoire, les pauvres au sud, c’est pas la même pour eux. Mais je sais très bien que ce n’est qu’une question de temps. Et ça devient très préoccupant pour moi. Je ne sais pas si je pourrais vivre avec des attaques, perdre des bêtes comme ceci, ce serait pour moi un véritable drame.
    Mes bêtes je les bichonne, je les aime, il y a gigi, cleo, fripouille etc… Les retrouver tuées et à moitié dévorées je ne pourrais pas, j’aurais l’impression de perdre quelqu’un de ma famille. Alors bien sûr que non je ne suis pas pour l’éradication du loup. Mais pour une gestion de sa population sur le territoire, 20 % de plus chaque année c’est énorme. ça il faut le gérer.
    Vous parlez de gestion des ongulets et des sangliers, mais eux je suis désolé, il ne tuent pas. ALors effectivement ils amènent d’autres sources de problème (maladies…) mais ils ne tuent pas ! Je pense qu’il faut plutôt que les territoires se repeuplent, pour faire « reculer » les chevreuils et sangliers et non laisser s’implanter le loup, pour un fantasme de nature sauvage….. On protège aveuglement le loup qui protège les éleveurs, les brebis, les chiens de protections……
    Non franchement je ne vous comprends pas…..

  2. C’est pourtant bel et bien en dehors des Alpes que le loup serait le plus utile pour contrôler les populations de cerfs, chevreuils et sanglier… L’âge moyen d’un chasseur est de 50 ans. 5 de plus qu’il y a 15 ans. Y a peu de nouveaux chasseurs, c’est aussi simple que ça. C’est pas eux qui suffiront à contrôler ces populations d’ongulés… Et puis ça coûterait une fortune de l’éradiquer dans une partie de la France, surtout qu’il continuera à se propager depuis les Alpes…

  3. C’EST LA FIN PROGRAMMÉE DE LA TRANSHUMANCE DANS LES ALPES…

    De nombreux signes montrent qu’à terme, on veut supprimer l’agriculture de montagne. La seule chose qui peut résister ce sera la filière Beaufort qui est largement bénéficiaire aujourd’hui et que l’on subventionne encore. Par contre la filière mouton qui est attaquée de toutes parts (loups, marge, concurrence étrangère…) n’est pas subventionnée.

    Si demain on décide de cantonner le loup dans les Alpes alors les bergers peuvent commencer à mettre la clé sous la porte.Par contre le jour où les loups attaqueront les vaches, je suis certain que la filière Beaufort prendra les  »mesures qui vont bien » !!!
    Ce jour-là on pourra dire adieu veau, vache, cochon, couvée, loup, ours… et la BIODIVERSITÉ aura un peu plus du plomb dans l’aile.

      1. Odl : ¿ En Normandie ?
        Mais je ne comprends pas bien votre propos, la Normandie de par ses conditions pédoclimatique est une région de vert pâturage et d’herbe grasses donc une région mieux adaptée aux vaches laitières. Mis à part les prés-salés du Mont Saint Michel, la Normandie n’est pas une région à moutons. De bon sens, on élèves chèvres et moutons où la nature n’est pas assez généreuses pour les bovins. Le mouton est donc l’allié idéal pour valoriser et entretenir les terres pauvres, pentues et arides, les sous-bois de montagne, les causses…
        Il serait bien pour comprendre la problématique moutons-loup de d’abord comprendre l’élevage ovin et ses vertus plutôt que de rejeter le problème à ceux qui sont contraints de vivre avec  » un cailloux dans la chaussures « .
        De toute évidence, dans cette problèmatique c’est d’abord une différence de culture, de codes et d’égo…
        Un problème d’hommes qui préfèrent s’affronter plutôt que de s’entendre et se respecter.

      2. Bonjour,
        Il n’y a pas de prédateurs pour le moment mais c’est une affaire de 2 ou 3 ans et étant du milieu agricole je peux vous dire que l’ensemble des ruraux chasseurs ou non chasseurs,éleveurs bovins très nombreux en Normandie et équins ne laisseront pas cette espèce coloniser notre espace de travail;il en va de l’avenir professionnel des populations

  4. La clé est que le tourisme basique et classique est clairement incompatible avec les meutes de chiens de protection, soit par accident réel soit par peur. On voit des chiens sans qui font des années de bon travail réagir de façon inadapté à un événement humain inadéquat. l’idée d’éduquer tout le monde dans un délais aussi bref est utopique à ce jour.

    Des règles très strictes sont impossibles à appliquer juridiquement rapidement avec les compétences actuelles de nos autorités.
    .
    Un berger qui subi des poursuites judiciaires n’est pas enclin à augmenter sa protection, et l’épée de Damoclès qui pèse sur les autres fait la différence. A titre personnel, j’ai abandonné mon petit élevage personnel : prédation de loup et chien pour un amateur handicapé ont fait la différence.

    Tout indique que la rapidité de la propagation du sauvage est un facteur qui rend très difficile (impossible ?) l’adaptation humaine.

    1. Ça fait 30 ans que le loup disperse sur le territoire… Ils ont bien dormi dans ‘es chambres d’agriculture, idem pour les syndicats…

      1. Vous ne connaissez rien de la bio du loup à ce que je vois; j’ai passé des nuits en forêt et en protection de troupeaux, en zone à loup, je n’ai jamais croisé le sauvage et pour cause. Vous habitez en ville je pense! Que ferez vous quand vous ou vos enfants se retrouveront face au sanglier?l

        1. Un jour, parti au champignon, moi et un ami nous nous étions perdu de vue au milieu de la forêt quand je me suis retrouvé au milieu d’une harde d’une vingtaine de sangliers ! En effet, c’est impressionnant mais il ne s’est rien passé de plus, ils ont pris acte de ma présence, ont continués leur quête de mulots glands et racines diverses…
          Le sanglier n’est agressif que si l’on menace son intégrité ou présente un danger pour sa progéniture rien de plus.
          Si j’avais vécu la même expérience avec une meute d’une vingtaine de loups, forts du nombre, ils auraient pu rapidement me considérer comme une source potentielle de protéines.

      2. Vous laissez vos enfants seuls en forêt??? Même s’il n’y a pas de loup ; c’est très dangereux! Ce serait comme dire : je surveille mes enfants dans l’eau que s’il y a des requins! Quand je jugerais mes enfants assez grands pour aller seuls en forêt , le facteur loup ne pèsera pas dans la balance. Par contre les facteurs « chasseur qui a vu bougé et confondu », « conducteur de 4X4 de ville ou de moto cross, qui veut « essayer » sur les chemins ou les enfants vont du vélos m’ont causé beaucoup beaucoup plus de frayeurs et mauvaises expériences

      3. Il y a cinquante ans, on faisait peur aux petits enfants en disant que le grand méchant loup allait venir les croquer tout crus s’ils n’étaient pas sages. Il y a vingt ans, le progrès aidant, et devant la carence de l’animal, Dark Vador avait été mis à contribution. Bientôt, on aura le choix. On pourra même, le progrès faisant rage, promettre la venue de Dark Vador à la tête d’une meute de grands méchants loups.

      4. Effectivement, il est irresponsable de laisser ses enfants seuls en forêt. Le loup fuit l’homme, ça doit maintenant être ancré dans son patrimoine génétique après tous ces siècles de persécution !

    1. Les dispositions de l’arrêté 19-096 du 5 avril 2019 sont claires : bonnes parties du Tarn, Aveyron, Nord Hérault, Lozère sont défini comme difficile pour protéger les troupeaux, ce qui est une étape décisive vers une non protection des troupeaux et un démocratisation des tirs de défense renforcés, tir de prélèvement renforcés par les chasseurs et lieutenants de louveteries. Quand on pense au caractère sauvage des cette grande zone du massif central, à la faible densité d’habitant et aux grandes population de sangliers, si le loup ne peut s’installer ici, il ne pourra être toléré ailleurs en France, hormis arc alpin mais à court terme.

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