AVRIL 2019 LE LOUP HURLE A NOUVEAU EN BRETAGNE

C’est la quatrième période de hurlements que nous avons enregistré en Bretagne depuis 9 mois et sur quatre secteurs différents, depuis juillet 2018 :

Dates et lieux :

Secteur sud Plounérin, Côtes d’Armor les 12, 18 et 19 juillet 2018, en soirée, sans indice de présence formel.

Secteur sud Saint-Brice-en-Coglès Ille-et-Vilaine le 27 septembre 2018 à 21h30, sans indice de présence formel.

Secteur sud Questembert, Morbihan, en octobre 2018, en soirée. (présence d’un chevreuil prélevé et fortement consommé à la même période, sur le même secteur)

Et l’objet de l’enregistrement audio présenté ici (dont nous ne préciserons pas le lieu exact) le 22 avril 2019 dans l’est du Morbihan. Dans un rayon de 25 km (surface 196 000 ha) nous avons relevés de nombreux indices de présence :

concernant, des ongulés sauvages prélevés et consommés en avril 2017, juillet 2017, octobre 2018 à deux reprises et janvier 2019, des ongulés domestiques en novembre et décembre 2018, de voies et pistes relevées en novembre 2018, en février et avril 2019 comportant des empreintes de 12/8,5 cm pour un écartement de 55 cm entre les empreintes et une foulée au trot de 80 cm, des observations validées en septembre 2018 ( 2 individus) et février 2019 (3 individus se déplaçant au trot rapide et à la queue leu leu) et dans le même secteur proche et une nouvelle présence de fèces en février 2019.

Le chant caractéristique du canidé sauvage, en Bretagne, n’avait plus été entendu depuis près de 100 ans.

Les comportements de hurlement du loup sont essentiellement exercés, en milieu naturel, afin de regrouper les différents individus du groupe. Ainsi, à chaque hurlement, qui peut induire une demande de positionnement des individus présents sur la zone vitale ou hors domaine vital, correspond une éventuelle réponse et un déplacement des individus interpellés qui sont sortis de la meute. Cet éclatement du groupe, dispersé sur l’ensemble de son territoire est certainement la norme alors que les sorties de zone sont fréquentes, y compris en dehors des périodes de naissance et de nourrissage des louveteaux.

Descriptions des faits

La bande son qui a été fortement amplifiée puisque le canidé était distant d’environ 1000 mètres en s’éloignant a été enregistrée à 23h43. Le phénomène a été détecté durant 90 minutes avec des reprises toutes les 15 minutes environ, le ou les canidés se sont déplacés tout en organisant un éloignement progressif vers le nord-est du secteur concerné, concernant à priori au moins deux individus distincts.

Ces hurlements ont eu lieu dans le Morbihan le 22 avril 2019, dans l’Est du département.

Si vous remarquez des faits de prédations inhabituels en Bretagne merci d’adresser des dossiers complets, dans les délais les plus brefs possibles (photographies/lieux détaillés/ position gps/ dates et description du milieu concerné, nom, no de téléphone etc) à :

observatoireduloup@hotmail.fr

Nous allons poursuivre nos investigations de terrain.

 

Empreinte relevée sur voie et piste au trot en avril 2019. A noter les pelotes digitales 2 et 3 sont soudées à la base ce qui est caractéristique du loup en France…

22 commentaires sur “AVRIL 2019 LE LOUP HURLE A NOUVEAU EN BRETAGNE

  1. @ Jean Labadie J’habite en limite de Bretagne 15 kms de l’Ile et Vilaine, déjà voici 15 ans un de mes voisins possédait un loup souche italienne, CERTIFICAT DE CAPACITE LEGAL délivré par la préfecture car son métier était lié aux canidés. Ce phénomène, UNIVERSEL à la planète comme de nombreux sites internet vendant des chiens loups le prouve a permis comme pour quasiment toutes les espèces élevée par l’homme, perdrix choukhars, sangliers, une diversité génétique même avec peu d’interaction. 1% de loup arctique, 1% de loup balte, 1% de loup canadien soit par métissage avec ces chiens loups soit par loups légalement acquis puis échappés (un pur loup balte en France, 2500 kms une dispersion naturelle serait possible mais il y a doute quand on sait qu’une réserve a vu ses grilles forcées ! même l’oncfs le reconnait).

    1 % est un exemple, je n’ai bien sur pas d’éléments chiffrés et je ne fait qu’une confiance modérée (!!!) aux analyses de l’oncfs sur le loup.

    La diversité génétique de nos sauvages est évidente vu la formidable capacité de dispersion naturelle et celle liée à l’homme. Il suffit d’une interaction faible mais normale et régulière pour assurer cette diversité.

    Les opposants et les fervents partisans au loup exagèrent des deux cotés, mais 12500 perte officielles + éleveurs privés ne déclarant pas + bêtes perdues non comptabilisées, même en retranchant le trafic éventuel (je signe mais ne perd pas mes procès) de certains éleveurs est un chiffre insupportable signe d’un dysfonctionnement majeur !

    1. 1% de 0,2% du total du génome qui séparent le loup du chien, ça fait quasiment 0.000…..Attention la génétique c’est très complexe, mieux vaut s’abstenir quand on ne maîtrise pas le sujet… Il y a un excellent dossier sur le site à propos du phénomène tout à fait épisodique de l’hybridation….

      1. Je ne comprend pas votre modération, puisque que vous admettez un métissage.
        phénomène épisodique selon vous certains le prétendent beaucoup plus important que vous mais ce n’est pas mon propos, je constate juste qu’il suffit à l’excellente santé de notre sauvage comme votre travail le démontre ainsi que d’autres sites avec certes des arguments très différents.

        Vous comme bien d’autres attestez d’une présence du loup très supérieur à 500 individus sur le territoire français, j’apporte mon modeste témoignage sur la véracité de ce fait.

        Je ne prétend pas que la génétique soit changée, loup africain, balte, italien,espagnol ou arctique restent des familles homogènes mais les phénomènes naturels et humains de dispersion limitent le risque de manque de diversité génétique.

        la sélection naturelle reste présente et vous attestez par ce site de l’expansion peu ordinaire et rapide de notre sauvage, cela me semble une preuve suffisante de sa bonne santé.

        vu le faible écart génétique entre les divers loups entre eux et avec le chien je n’emploie pas le terme hybride, je préfère métis.

        Pour clarifier ma position, ce que je souhaite c’est le pastoralisme plus la biodiversité et toutes les méthodes me vont tant qu’elles sont claires et légales, mais le résultat actuel ne me convainc pas, tout comme vous apparemment.

        1. Un nombre d’individus très supérieur à 500…Non, nous affirmons que les modèles minorent la réalité d’environ 40%, d’autant que le nombre d’indices collectés ne permet pas en 2018, comme avant, de définir une population de manière stricte. N’oublions pas que le phénomène de dispersion est engagé depuis les années 1980 et suivantes, ce n’est pas un phénomène récent. En Bretagne, nous soupçonnons que les premières dispersions ont eu lieu dès l’hiver 2011/2012. Ça fait plus de 8 années… Pour finir, le nombre de loups n’a en fait que peu d’importance, il est en rapport avec le contexte et varie donc sans cesse de janvier à décembre. Et il est tout à fait exact que le contexte va déterminer les interactions entre le pastoralisme et le sauvage, encore faut-il être conscient des enjeux. Faire le déni de la présence du canidé mène généralement au pire…

  2. Nous avons des loups dans les Alpes de haute Provence ils descendent carrément sur les routes est chemin d’après une enquête ils en resterai pas plus de 2000 je ne comprends pas pourquoi on les tues alors que celui à était introduit par l’homme je suis contre l’abattage des loups si les agriculteurs ou berger leurs laisser de vielles brebis ou moutons sur les hauteurs le loup ne viendrai pas attaqué les troupeaux le loup ne mange pas tout les jours…

    1. Ils faut sauvegarder réintroduire des espèces mais dès que la nature prend ces droits mon dieu c’est la catastrophe il faut bien qu’ils se nourrissent pauvres bêtes l’homme est le plus grand meurtrier de cette planète

  3. Étonnant comme les loups reviennent naturellement en France!!!
    A la vitesse ou ou ils progressent ils vont sans doute traverser la Manche .
    C est les éleveurs qui vont être contents de cette réintroduction.

      1. https://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/le-loup-de-retour-en-bretagne-apres-un-siecle-d-absence-5981880

        La presse en parle, ça a déjà fait pas mal de bruit avec ces histoires dans ma région il y a quelques mois suite à des témoignages publiés dans la presse locale. Là c’est Ouest-France, mais les hebdos de ma région en avait fait leur une, et j’ai aussi vu des papiers passer sur le Télégramme, autre quotidien régional.

        C’est dingue de voir des consignes ou je ne sais quel complot partout. Suffit parfois de taper quelques mot clés dans une barre de recherche… Mais bon, c’est bien mieux de rester dans ses certitudes…

        1. Et pourquoi ne pas présenter les articles des mêmes organes de presse qui expliquent peu après celui-ci le contraire ? En 2011 dans les Vosges alors que j’allais intervenir sur une radio locale connue, le rédacteur en chef (un ancien de ouest France ) à reçu un coup de fil du directeur de cabinet du préfet pour lui expliquer que nous n’avions pas à nous exprimer sur la présence du loup au risque pour la Radio de perdre des subventions…. Incroyable non mais totalement véridique….

        2. En effet on en trouve des données sur Google, exemple le communiqué de presse du Groupe mammalogique Breton je cite: « Ainsi, pour peu qu’on ne l’interdise pas, l’arrivée d’un individu de l’espèce en Bretagne est théoriquement possible à un horizon bien difficile à préciser. Cependant, à ce jour, le Groupe Mammalogique Breton ne dispose d’aucune information étayée lui permettant de supposer une présence effective de l’espèce dans la région. En outre, l’association invite les médias et la population à prendre avec une grande prudence les annonces faisant état d’une possible présence. En effet, le Loup est une espèce qui inspire nombre de fantasmes, tant relatifs aux conséquences de sa présence qu’à son observation »…..Si ce n’est pas une consigne!!

  4. Plus de quatres ans que le loup est présent en île et vilaine…vu lors d’une de mes sorties à cheval… secteur plechatel…..et en aucun cas un chien ou un renard charbonnier
    …. juste un jeune loup
    ..
    .

    1. Les loups ont recolonisé leur territoire, mais la principale question reste la viabilité de cette reconquête. Les issus de ces loups seront ils suffisamment hétérogènes au plan génétique pour que cette descendance soit viable ..?
      Les loups sont ils de souches italiennes ou allemandes ..?
      J’ai lu que des loups allemands, de l’est De l’Allemagne, avaient atteints la Hollande.
      Il est à parier que toutes les zones fortement boisées et peu fréquentées ou habitées de notre territoire, doivent être colonisées par des meutes, dont certaines ne sont sûrement pas identifiées. Je pense notamment, à la Corrèze, la Creuse, ou aux bois noirs en Auvergne, ou dans le Forez, ou dans le Jura, ou encore à certaines forêts cantaliennes très giboyeuses.
      J’espère que les chasseurs et les forestiers comprendront que les loups sont leurs alliés et par leurs ennemis

    2. C’est effectivement sur l’axe de dispersion que nous avons détecté depuis 2011/2012, il existe d’autres faits surprenant sur le même axe en provenance de Saumur et début 2015….Novembre 2015 le canidé est aperçu en Forêt de Lorges, c’est un des éléments déclencheurs de nos investigations….

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