Le Petit Solognot est-il le Petit Journal du 21ème Siècle?

Pourquoi le Petit Journal! Parodie d’une désinformation notoire.


 

Je cite le rédacteur en chef, Alain Philippe, dans son « avant propos », qu’il est possible de qualifier d’ « avant boni mensonge » pour lequel le rédacteur pourrait être qualifié de bonimenteur en chef:

« Il nous reste à bien remercier les écolos-bobos du ministère de l’environnement…La question que l’on a envie
de leur poser est : « Mais, que faut-il bien faire pour devenir un « spécialiste » du loup ?  » et encore « J’en
connais pourtant un. En juin 1978, Michel Mamalet, à l’époque lieutenant de louveterie à Valençay, a eu le talent de faire chasser par ses anglo-français tricolores cet animal mythique qui terrorisait depuis deux ans la région d’Epinal. »

« De ce jour resté célèbre, je garde également en mémoire le cadavre éventré de la vache que le fauve avait réussi à terrasser cette nuit-là. »

« Les loups, qui ont en partie investi la France et arrivent en Sologne, sont d’origines italiennes, c’est-à-dire, un peu moins virulents que le loup des Vosges… »

Le petit bavard nous en dit plus: 

 

 

« Encore plus grave ! Il existe des preuves indiscutables de lâchers de loups, connus et approuvés par quelques responsables du
Ministère de cette époque, ce que conclut la commission d’enquête parlementaire, présidée par Christian Estrosi et Jean Lassalle en 2003. »

Propos pour lesquels un certain Estrosi, mais est-ce bien le même, a été condamné pour diffamation:

http://www.ledauphine.com/politique/2016/05/19/loup-dans-le-mercantour-estrosi-condamne-pour-diffamation

 

« Ségolène Royal, qui a autorisé le tir des loups en surnombre, au grand « dam » des associations ONG pro-loup, regrette vivement que la protection dont jouit les loups, ait été décidée sans aucune concertation »

et de finir: « Voici le dossier ahurissant que je vous propose de découvrir dans, « Le loup arrive en Sologne« .

 

Pour le moins, il est possible de dire que les écrits du Petit Solognot sont effectivement ahurissants, en particulier chez un auteur du 21ème siècle…

Dans le Petit Journal du 1er mai 1904, il est possible de lire le titre suivant:

« SENTINELLES COSAQUES ATTAQUÉES PAR DES BANDES DE LOUPS »

 

 


Les loups en surnombre étaient déjà à la mode dans le Petit Parisien du 5 janvier 1896:


 

L’image présentée parle d’elle-même, 

IL FAUT DIRE QUE LE SUJET FAIT VENDRE! DU PAPIER…

 


L’HOMME ET LE MENSONGE:


 

 

Je cite: « Ce conflit fut un des tracas majeurs de nos ancêtres.
Il faut se souvenir que pendant des millénaires, l’Europe
a été terrorisée par ce prédateur omniprésent, frayeur
du monde pastoral et du petit peuple. »

Chacun pourra constater, en faisant quelques recherches, dans les ouvrages consacrés à la paysannerie, par des historiens reconnus, que le loup ne tient l’actualité que pendant quelques pages alors que les famines , guerres et autres pestes ont une place de choix dans les ouvrages concernés. 

Le Petit Solognot chercherait-il à instiller la peur dans les esprits? Et dans quels buts?

Une explication en Image:

 


IL EXISTE DEUX SORTES DE CONS:


 

Celui qui ose tout et qui ne sait pas de quoi il parle et

celui qui ose tout et qui sait qu’il est un bonimenteur…

Je cite:  » Cette différence
entre les loups a toujours existé, comme l’affirmait au
XVIIIe siècle, Delisle de Moncel, en constatant qu’il y avait deux
sortes de loups dans notre pays. Un loup français, féroce mais
relativement facile à chasser et à détruire. Et un loup étranger,
venant de l’est de l’Europe, plus rare, mais plus terrible, le vrai
loup des légendes et des terreurs affreuses, le loup devant
lequel les populations prennent parfois le parti de tout quitter
et de s’enfuir. »

Inutile de préciser qu’il n’existe ni loup français, ni même un loup étranger, d’ailleurs les propos semblent pour le moins curieux dans ses connotations suspectes. Le français comparés à l’étranger, cela ne vous rappelle rien?

 


LE BONIMENTEUR A-T-IL ÉTÉ INTRODUIT ARTIFICIELLEMENT EN FRANCE?


Je cite: « Pourtant, de multiples témoignages abondent de la
réintroduction artificielle du loup.
Ce qui fait qu’en 2003, une commission d’enquête
parlementaire, présidée par Christian Estrosi et Jean
Lassalle et de nombreux parlementaires, pose directement
cette question à plusieurs responsables du
ministère de l’Environnement. Après des dizaines d’auditions,
la conclusion de cette commission est, qu’effectivement,
il y a bien eu lieu des lâchers, mais, avec
des nuances… »

 

Et je vous le donne en mille le loup a été réintroduit par …des particuliers, je cite:

 » Ces lâchers ont probablement été le fait de particuliers passionnés de la nature et particulièrement irresponsables… »

Une fois de plus, le con ose tout, il réintroduit l’espèce la plus mobile d’Europe, connue et reconnue pour ses dispersions notoires!

Pour en savoir plus à ce sujet:

Dispersion du loup : quelques constats. (Partie 1)

 


Combien y-a-t-il de bonimenteurs en France?


Je cite; « En vérité, beaucoup estiment que ces chiffres sont
volontairement faussés. Même le ministère de l’Environnement
doute fort leur exactitude.« 

 

La question restera sans réponse, mais il est clair que les rédacteurs du Petit Solognot, sur le sujet du loup, en font « en vérité » probablement partie!

 


DES INFORMATIONS FAUSSÉES:


C’est le moins que l’on puisse dire à propos du Petit Solognot…

 

 


QUEL AVENIR DE BONIMENTEUR AVEC LE LOUP:


Aucun, assurément, Le Petit Solognot, très petit donc, explique lui même les faits connus qui mettent à mal ses propres affirmations, je cite:

« Quel avenir de la Sologne
avec le loup ?
Après un siècle de tranquillité, les loups vont de nouveau
prendre pied en Sologne. Sans s’amuser à se faire
peur, cet animal a largement démontré dans notre passé
qu’il est opportuniste, très intelligent, puissant, et infatigable.
Et que c’est un prédateur de premier niveau. La
présence du loup dans notre région est inéluctable. Elle
est liée au comportement des jeunes, quittant la meute,
capables de parcourir de très longues distances avant
de s’établir dans un secteur favorable : un endroit calme,
riche en chevreuils, sangliers et autres ongulés. Notre Sologne
devrait bien plaire au loup. Il trouvera là, de grands
massifs boisés sans trop de présence humaine, ainsi que
des terrains de chasse très giboyeux, restés sauvages.
En une petite centaine d’années, la Sologne a bien
changé. Causé par un manque de rendements acceptable,
les petites exploitations agricoles ont tendance à
disparaître les unes derrière les autres. Au fil du temps,
certains champs qui ne sont plus cultivés, se transforment
en taillis bien épais. Les surfaces boisées représentaient
20 % à la fin du XIXe siècle. Elles couvrent aujourd’hui,
80 % de ses 480 000 hectares. Beaucoup plus significatif,
le garde-chasse, le vrai, formé et éduqué dès l’âge de 16
ans pour exercer cette profession où l’on ne pense pas 35
heures, a été remplacé par le gardien. Beaucoup de propriétés
ont été clôturées. Le grand gibier, sanglier en tête,
qui cause des dégâts financièrement insupportables, n’a
jamais été aussi nombreux. Quant aux chasseurs, ils sont
vieillissants, et leur nombre va régulièrement à la baisse.
Le loup risque d’être un grand perturbateur en Sologne.
D’évidence, il lui faudra un petit peu de temps pour
s’installer. Comme il l’a largement prouvé pendant les
dernières décennies, cet animal sait se montrer discret.
Une fois bien établi, il deviendra alors très difficile de le
déloger. Les propriétaires de territoires clos, ne doivent
surtout pas se croire à l’abri. Sauter un grillage de plus
de deux mètres est un exercice élémentaire pour un
loup adulte. Ce sont les populations de cervidés qui vont
servir de garde-manger à ce prédateur, chevreuils en tête.
La peur ancestrale du loup, existe toujours. Le chasseur,
amateur de passée du soir et du pirsch, même accompagné
d’un chien, hésitera peut-être à rentrer seul au
milieu des bois une fois la nuit tombée. Les populations
de cervidés vont logiquement diminuer fortement, et les
plans de chasse vont aller à la baisse. Seuls les sangliers
ne devraient pas être trop ennuyés, et encore ! Comme il a
été constaté dans les Vosges, le Haut-Var, et d’autres départements,
la population va grogner et se plaindre. Face
aux récriminations prévisibles des Solognots, on ne peut
pas anticiper de la réaction de nos élus. Sous la pression
du mécontentement, le loup redeviendra-t-il un animal
chassable ? Pas sûr ! Ou, tout au moins, les chasseurs
auront-ils l’obligation de limiter sa population ? Ça certainement!
Il nous faut vraiment espérer qu’une bête vieillissante
ou plus agressive qu’à l’accoutumé, ne s’en prenne pas
un jour à l’homme, ce qui, malheureusement, serait dans
l’ordre des choses… »

Là encore le bonimenteur s’inspire certainement du Petit Journal, dans son édition du 25 janvier 1914:

 

Inutile d’expliquer les errances intellectuelles du « Petit Guignolot » dans ses descriptions d’un avenir incertain décrit comme un anéantissement de la faune! Une hérésie sans rapport avec la scientificité nécessaire à ce type d’analyse.

Les faits: en exemple, une espèce sensible, le mouflon (réintroduit, bien souvent)

https://observatoireduloup.fr/2017/09/16/le-loup-est-il-un-destructeur-des-ongules-sauvages-ou-de-la-faune-cynegetique/

 

En conclusion je vais citer une dernière fois ce torchon:  » Ce qui risque de rendre ce « torchon » intelligent,opportuniste, audacieux et imprévisibles,très, très, dangereux. »

 

Jean-Luc Valérie

 

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