SUIVI DU LOUP : L’OFB CHANGE LES RÈGLES ET LES ONG MÉSINFORMENT

Il est regrettable de constater les nouvelles mésinformations qui circulent dans la presse et les réseaux sociaux au sujet des déclarations floues de l’Ofb, ces derniers jours, concernant une note technique qui semble destinée à couvrir une obligation de moyen non engagée, depuis de nombreuses années.

Il faut relever également que les déclarations de l’association Ferus sont à prendre avec le plus grand recul ,

je cite

« L’Ofb et le Cnrs alertent sur la baisse de la population de loup »

 


AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE LA RÉGRESSION SEGMENTÉE DES COURBES LONGITUDINALES INTERROMPUS


Introduction :

La nouvelle mise en œuvre du suivi des courbes d’effectifs de population est basée sur l’introduction de séquences de mesure variables et répétitives qui sont définies au final par un coefficient, c’est ce qui qualifie la « régression segmentée » donc la gestion de la courbe et non l’évolution de la population annuelle. Le coefficient passe de 1,15 à 1,17 ce qui traduit une évolution positive de la population dans les deux cas.

Cette dernière donnée (1,17) pourrait impliquer un effectif minimum, de population, certain d’environ 600 à 630 individus, soit un potentiel minimum de tirs de destruction de 126 individus en 2021 suivant les règles établies par le plan action loup actuellement en œuvre.

C’est à confirmer ou infirmer dans les mois à venir.

 

Explications:


L’introduction de cette nouvelle mise en œuvre statistique permet d’introduire un événement, comme les tirs de destruction exercés sur l’espèce. Cette intervention sur l’espèce est une « variable d’intérêt » qui doit être mesurée à intervalles réguliers.

Cette méthodologie est utilisée concernant l’évolution de suivis et données médicaux, par exemple, tout comme dans la finance.

Calcul des coefficients :

1,15 coefficient obtenu avec l’ancienne méthodologie traduit une évolution positive de la population et 1,17 traduit une évolution positive de la population.

Dans la première méthode statistique le risque de chute de population est nul dans la seconde statistique le risque de chute de la population est négligeable (probabilité proche de 1/10) . C’est à dire qu’en application du plan action loup actuel une année sur dix (1 sur 10) il y aurait un risque de faire chuter l’effectif de population de loup, au plus. Cette donnée variant à chaque nouvelle introduction de mesures variables (tirs et autres mortalités dûs à un événement organisé) il est possible d’envisager statistiquement une régression qui n’est pas démontré à ce jour.

En d’autres termes l’intégration, à la fin de l’année 2018, explique que le coefficient

1,15 provient du :

modèle à croissance démographique exponentielle prédit un panel d’évolutions de la population sans risque de décroissance, avec un intervalle de crédibilité (IC) du taux de multiplication systématiquement au-dessus de 1[1.08-1.23], c’est à dire une croissance positive (d’après l’ofb)

1,17 provient du :

modèle à croissance freinée ouvre un scénario différent:lintervalle de crédibilité s’échelonne entre 0.98 et 1.38 et comporte donc des valeurs inférieures à 1. On passe d’une population en croissance à une population stable du point de vue du taux de croissance (d’après l’Ofb)

L’Ofb explique que les conséquences des tirs dans le suivi actuel et dans les deux systèmes statistiques utilisés ne permet pas de comprendre l’évolution des effectifs à court terme.

Ainsi sur une projection à 30 ans la probabilité que les effectifs de loups soient en baisse est de 10% au plus pour une évolution probable à la hausse de 90%.

Toutefois le nouveau modèle nous explique que l’évolution moyenne de l’effectif de population a été sous-estimée. Ce n’est pas la première fois qu’il est démontré qu’un modèle sous estime un effectif de population de fait !

De fait l’effectif défini comme étant celui d’une probable viabilité (500 individus adultes) a été constaté bien plus tôt que prévu!

 


Avantages et inconvénients de la nouvelle méthodologie


 

En premier lieu il faut expliquer que les modèles de régression ont souvent les conséquences suivantes :

-sous-estimation des écarts types (écart type= différence entre deux valeurs dont l’une est une moyenne)

-sur-estimation de la significativité des estimateurs ( estimateurs= opération statistique à partir d’un paramètre ou d’une loi de probabilité)

Il est donc nécessaire d’ajuster par des autocorrélations (autocorrélation= outil mathématique d’analyse des données aléatoires), les données aléatoires concernant l’espèce ce qui demande un suivi du loup beaucoup plus pointu, sur le terrain ! Et surtout du temps ! L’empressement des Ong à expliquer une baisse de population est, de fait absolument lié à l’incompréhension des données fournies. Pour de pas parler de dogmatisme!

 

Avantages :


Une évaluation de l’effectif de loup plus fréquente dans le temps.

Une évaluation plus fiable de la politique de tirs de destruction sur l’espèce.

Une compréhension des résultats plus accessible.

Une capacité à intégrer, saisonnalité, auto corrélation, ajustements et à transformer des variables.

Inconvénients :

La méthodologie implique le long terme.

La méthodologie se réfère à une normalité (qui doit être bien définie).

La méthodologie peut impliquer des pertes d’informations, et elle ne permet plus d’ajuster les données à partir de variables orientées, c’est à dire à partir d’un attribut défini.

 


Conclusions :


Cette méthodologie n’étant, pour le moment, pas validée officiellement, compte tenu du peu de recul sur l’expérimentation de la régression segmentée des courbes et non d’une régression de population avérée, les seules données à observer sur le court terme sont les suivantes :

résultat obtenu par la méthode habituelle : évolution positive de la population définie par un coefficient de 1,15,

résultat obtenu par régression segmentée : évolution positive de la population définie par un coefficient de 1,17.

Soit une variation de résultat qui peut être considérée comme non représentative à ce jour .

11 commentaires sur “SUIVI DU LOUP : L’OFB CHANGE LES RÈGLES ET LES ONG MÉSINFORMENT

  1. Les seuls tirs pouvant s’avérer utile sont les tir d’effarouchement et les tirs de défense pratiqués lors des attaques avec des munitions non létales au delà de 25 m ou 30 m (petit plomb de chasse pour grives ou pigeons).
    Un loup qui prend une volée de plombs à 60m, comprend que ça pique et qu’il y a danger.
    Tuer un loup à la carabine à 150m ou 200m ne sert pas à grand chose si ce n’est à satisfaire les sots.

  2. Que pouvons nous faire ? Dés maintenant arrêter de mentir et c’est valable pour les deux camps. Mettre de la science, rester humble face au vivant. Bannir nos certitudes. Expérimenter, rendre compte, échanger.
    Travailler ensemble pour un objectif commun et partagé. Oui l’homme à sa place sur cette planète et pas uniquement comme spectateur béa devant une nature sauvage. L’homme fait partie de cette nature, il doit retrouver la place qui est la sienne.
    L’homme était un prédateur, il est devenu un destructeur comme un herbivore incapable de se réguler sur un territoire, grignotant le moindre carré d’herbe sans conscience de la finalité des paysages. » Antoine Nochy
    Oui il est important de se poser la question sur les tirs mais la réponse doit être honnête. Le tir de régulation tel qu’il est pratiqué engendre d’autres problèmes notamment la multiplication et le changement de comportement des meutes. Ceci dit devons-nous pour autant bannir le tir. Baptiste Morizot nous dit qu’il faut user de diplomatie (Etablir des relations diplomatiques avec cette espèce serait plus efficace à long terme que ces mesures guerrières. Cela implique d’utiliser une compétence que même les bergers soulignent : l’extraordinaire intelligence inductive du loup). En même temps Antoine Nochy disait (On dit que le loup est un architecte environnemental car il mange du gibier sauvage et nous fait de belles forêts, ce qui peut être bénéfique pour le tourisme. Mais il est rationnel, les animaux d’élevage sont plus faciles. Et notre problème, c’est que l’Homme ne lui fait plus peur !)
    Il s’agit donc avant tout d’un problème géopolitique. La diplomatie est efficace que si il existe une sanction dans le cas ou les règles ne sont pas respectées. Informer le loup des risques qu’il encours s’il franchit la ligne et extraire l’animal qui n’a pas compris les règles est une solution qui rentre tout à fait dans la notion de « diplomatie » D’ailleurs cette règle de respect du territoire est mise en œuvre par les loups entre eux avec une fois sur deux la mise à mort de l’animal se trouvant hors de son territoire (constaté particulièrement lors de la dispersion).
    Parce que nous ne pourrons pas faire sans, ceci n’est pas une position pour ou contre, c’est juste un constat. Si nous voulons défendre l’idée que l’être humain peut avoir d’autres rapports possibles avec la nature que de l’asservir, la détruire ou la préserver, l’abandonner à elle-même alors il est possible d’envisager une autre voie celle de vivre avec, mais dans ce cas chaque camp va devoir en accepter les règles.

  3. je crois que les tirs de destruction du loup ne servent vraiment à rien, c’est du meurtre pur et simple d’une espèce protégée ; tuer plus que cent loups c’est stupide et cruel à cause de quelques moutons bouffés !

    1. Je crois que les tirs de destruction du loup sont efficaces et indispensables, cela peu permettre aux éleveurs de protéger leurs troupeaux. Je croix Roger que vous vous exprimez sur un sujet que vous ne maîtrisez pas, la preuve en est votre dernière phrase : « quelques moutons bouffés », pour info en 2019 le nombre de brebis tuées est de 12491, ce chiffre ne comprend pas les dommages collatéraux (avortement, blessures,…)

          1. C’est dans la compréhension des phénomènes qu’il est possible de se préserver : exemple Canitech!

          2. Je me suis informé sur Canitech, je trouve leur travail très intéressant, mais cela ne répond pas à ma question. Si la solution n’est pas de tirer les loups qui attaquent nos troupeaux que dois-je faire demain si un loup attaque mon troupeaux?

          3. Je cois que vous prenez le problème à l’envers, si la solution est de tirer des loups, que faut-il mettre en œuvre afin d’anticiper les prédations sur domestique, les phénomènes détectables sur l’ensemble du territoire attestent qu’il y a effectivement de nombreuses phases non pris en compte avant que certains troupeaux soient inscrit dans une territorialité mise en place par l’espèce et ces phénomènes sont évolutifs et appréciable, le contexte fait le loup et vous êtes le contexte, lisez cela et vous comprendrez comment suivre votre contexte:
            https://www.thebookedition.com/fr/sur-la-piste-du-loup-en-bretagne-p-376397.html?fbclid=IwAR02VHpW_ZOgEEW5YfNclylSWgi7hUkpNo8HzzvN3SSR1YGMcCQjci8BuQw

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