La Diagonale du Loup et ses Brigades.

La Rubrique Du Loup Les Actualités

Ce document a été publié pour la première fois le 29 octobre 2015.

Les parties du texte de couleur bleue ont été ajoutées au texte original. Afin de comprendre les dérives d’un système totalement anarchique et pourtant organisé par l’Etat!

Les dispersions du canidé s’accélèrent ! Le nombre de victimes de loups augmentent encore chaque année, alors que les effectifs de population seraient en stagnation. Le nombre d’éleveurs impactés par le prédateur et qui n’ont pas mis en place tous les moyens de protection nécessaires est aussi en forte augmentation. L’État compense toujours plus lourdement, chaque année le statut de protection de l’espèce, tout en favorisant allègrement la destruction de canidés. En pure perte.

 


Tueurs de loup, un métier sans avenir!


La nouvelle option mise en place en matière de destruction se résume à une équipe de tueurs de loups dont les méthodes tiennent de l’obscurantisme le plus arriéré qui soit. On ne peut, bien entendu, pas remettre en place un système de primes à la destruction du canidé sauvage,comme en 1883 ! Les ministères concernés ont donc inventer un nouveau métier. Celui de tueurs de loups, gagés comme il se doit.

Pendant que Canis lupus trotte toujours plus loin, reportant de régions en régions les mêmes déraisons latentes d’une administration française qui n’est pas compatible avec le loup. Cette équipe de tueur, cette « brigade du loup » emploie des méthodes habituellement dévouées à la compréhension de la biologie du canidé.

Ainsi, avant de faire son office, la jeunesse du monde agricole s’emploie à retirer les éventuels chiens de protection ou de conduite de l’éleveur. Un défaut de présence humaine sur l’estive étant la seule explication aux prédations naturelles engagées par le croqueur de moutons, en présence de moyens de protection trop souvent peu performants, voire momentanément absents.

La brigade tend le premier piège au loup ! Armée d’une caméra thermique, de fusils sophistiqués et d’un cône de signalisation emprunté sur un chantier, l’éleveur, ainsi secouru, entend les appels, hurlements provoqués et autres invitations à se présenter sur l’estive. Le deuxième piège est en place. Dans les Vosges en 2015 les hurlements provoqués n’ont pas été autorisés. Les techniciens de l’Oncfs n’ont pas pu détecter d’éventuelles naissances.

Dans les mêmes instants de nombreuses battues décrétées par des préfets coupables, mais non responsables, car ils sont aux ordres, éliminent de manière anarchique quelques canidés. Dispersant un peu plus les groupes en place alors qu’ils n’ont parfois jamais goûté à la chair du domestique. Mais peu importe, il est nécessaire et indispensable de tuer du loup, semble-t-il.

Toutefois, force est de constater que les soit-disant méfaits du loup ne cessent pas. Au contraire !

Ils prennent une ampleur incontestable et pour cause, localement le canidé ne fait plus vraiment son métier de loup et sous la pression d’une chasse aléatoire il ne cesse de devoir retourner aux troupeaux. Alors que le canidé parfaitement ordonné par la nature parcourt un territoire sectorisé, passant un à cinq jours à exploiter un secteur de chasse avant de disperser sur un autre. Sauf si la pression de chasse est forte. Il va donc provisoirement faire évoluer la structure géographique de la zone vitale dans laquelle il évoluait. D’autres vont chercher fortune chez le voisin, d’un département à un autre.

Les effectifs de population seraient en stagnation. C’est une donnée systémique qui ressort après chaque hiver, en l’absence de neige dans nos contrées. Sans domestique, pas de présence du loup avéré, sans neige hivernale, pas de présence du loup. Reste les carcasses de grands gibiers à expertiser quand elles sont découvertes rapidement. Peu de choses à se mettre sous la dent donc, sauf pour le canidé qui n’a jamais connu une situation aussi favorable à ses dispersions, c’est un fait indéniable. L’éleveur nourrit le loup et sa descendance dans l’attente de son éradication, le chasseur nourrit le loup et sa descendance en instituant une gestion quantitative des effectifs d’ongulés.

 


Les dérives existent bien:


Un scandale qui pourrait amener à la dissolution des brigades du loup?
LES TIRS DES LOUVETEAUX À CIPIÈRES CACHENT-ILS UN ACTE FRAUDULEUX COUVERT PAR LA BRIGADE DU LOUP?

D’après des informations, proches des services concernés, que nous avons reçues, le 22 Août 2017, les tirs en question n’ont pas été exercés par les brigadiers présents mais bien par l’éleveur qui ne disposait pas d’un permis de chasse. Il aurait été évoqué, l’éventualité de cacher les faits, soit les trois tirs en question, mais le peu de performance des brigades au niveau national et en particulier dans l’Est et en Cévennes ne permettent plus aux brigadiers de travailler sereinement. Quelles sont les pressions exercées? Faut-il faire du résultat à tout prix?

 


Fieffés menteurs:


Cependant, force est de constater que la pression de chasse sur le sauvage s’exerce à d’autres niveaux. Celui de la compromission. Celui du carriérisme, celui de l’obscurantisme qui pourraient nous rappeler d’autres faits peu lointains dans l’histoire humaine, en particulier.

Ainsi le réseau loup s’interroge dans l’Est de l’hexagone sur les dispersions incessantes de canidés en groupe qui passent de Haute-Marne en Vosges en traversant la Meuse, pour finir provisoirement en Meurthe et Moselle, alors que d’autres filent au sud vers l’Yonne, plus à l’ouest vers l’Aisne ou encore la Nièvre. Je ne vais pas revenir sur les odieux mensonges de l’Office et des pouvoirs publics en 2011 qui finalement ont permis de bloquer le processus habituel. Dénis-Prédations-Destructions, destructions légales ou non par ailleurs. On ne peut pas passer pour un fieffé menteur et en même temps expliquer qu’il est nécessaire d’agir en instituant des tirs, tout en comptant les coups sans mettre en œuvre complètement les moyens désuets actuels. Doit-on croire que la situation va dégénérer ?

Ces compromissions, ce carriérisme d’État, cet obscurantisme intellectuel et de faits mènent à l’anarchie. Ainsi s’organisent en Lozère et ailleurs des battues au loup illégales, sans que les pouvoirs publics, informés, ne réagissent. Il faut dire que le retrait des gendarmes venus verbalisés en juillet 2015 sur le Causse Méjean et celui du technicien de l’Office ont eu lieu en corrélation avec le chantage au suicide exercé par un éleveur qui menaçait de se tirer une balle en pleine tête sur le champ si la force publique osait persister à faire son devoir.

 

Ainsi, encore la direction régionale nord-est de l’Office, vraisemblablement informée de tentatives ( réussies ou non) de braconnages fréquentes et variées ne dit mot. Il faut dire que certains mots, à la presse, relevaient souvent de la pure désinformation. Mais les faits parlent d’eux-même, bien entendu. Un groupe de chasseurs, durant le dernier hiver vosgien auraient pisté un ou des loups par temps de neige, meute de chiens en action. Doit-on y croire ? Bien sûr et dans un but qui ne devait vraisemblablement pas être en rapport avec l’étude de la biologie du canidé. La rumeur explique qu’un louvetier était présent dans le groupe ! Mais ce n’est qu’une rumeur. Le tir de Coole dans la Marne en 2014, à ce jour non élucidé, comme tant d’autres avant a fait des émules. L’attentisme et le déni du loup font des émules. Quand l’État faillit à l’intelligence et au maintien de l’ordre, il fabrique les émules de l’éradication, alors qu’il met en place une brigade de tueurs à la solde du pastoralisme. Pendant que le canidé prélève toujours plus.

 


A quoi servent les tirs du loup, dans les Alpes ?


Strictement à rien à l’évidence, les éleveurs et autres politiques dévoués à leurs électeurs nous expliquent encore récemment à l’instar d’ une politicienne démagogue :

« Tout cela doit cesser », à propos d’un nouveau « carnage » présenté dans la presse et sur les réseaux sociaux comme celui du prédateur. Les faits se sont déroulés sur la commune de Puy-Saint-Eusèbe et Valérie Rossi Polli s’en offusque. Alors que l’éleveur déclare :

« Nous n’avions pas de chien Patou sur place, car sa présence avec des agneaux est parfois incompatible »,

Le constat est fait, le loup ou le chien divagant, car la polémique éclate immédiatement à ce sujet, vu l’ampleur des pertes pour l’éleveur, a profité d’une situation favorable. Les demi-mesures ne fonctionnent jamais avec le loup, c’est pourtant la politique qui es mise en place depuis plus de 20 ans. Politique renouvelée à chaque dispersion et installation du canidé sur de nouveaux territoires vierges de prédateurs, pourtant indispensables, au même titre que l’oiseau, ou l’insecte et tant d’autres. C’est incontestable. Tout comme l’augmentation du nombre de prélèvements sur les domestiques. Tout comme le nombre de tirs de destruction du grand méchant loup.

A quoi servent les tirs sur le loup?
21.5% d’augmentation entre 2015 et 2017, au niveau national au 31 août 2017.
11% d’augmentation entre 2016 et 2017 en région Paca.

au 31 août 2017, de gauche à droite 2017 /2016/2015….

Faire le déni de la présence du loup et de ses écarts éventuels sur des troupeaux mal ou pas du tout protégés, en présence de louveteaux de 15 kg qui s’exercent parfois à la chasse, alors qu’ils ne savent pas encore ouvrir une panse ne sert strictement à rien

Même si le chien divagant est aussi un prédateur du domestique. Les deux situations se ressemblent, par contre, le chien divagant, le plus souvent, est celui du voisin, il est peu mobile, et retourne à la maison la gueule ensanglantée. Le loup lui, passe chez le voisin lui aussi, éleveur, lui aussi, alors que sa présence est connue de tous, en particulier quand il est sous pressions de chasse dans un univers ouvert à ses exactions, faute de moyens de protection suffisant. L’aubaine est trop belle, faut-il être l’idiot du village pour ne pas le comprendre ?

Loup ou pas loup, la situation actuelle ne peut que dégénérer pour toutes les parties.

Le pire n’étant jamais sûr, il faut donc attendre pour voir, l’avenir est un long passé comme dirait un auteur connu.Et le passé c’est l’éradication du loup, à grand renfort de primes qu’un député a déjà proposé, ce qui n’empêchera pas le pastoralisme de péricliter peu à peu.

Mais le pire n’est jamais sûr! Pourtant il se profile déjà sur les pas du loup.

Hors les démarches engagées par les deux ministres détracteurs du loup, afin d’obtenir une révision des statuts de l’espèce ne changera rien à la donne sauf à devoir instituer l’éradication globale du canidé, ce qui bien sûr n’est pas pour demain. Il faudra attendre éventuellement que les prévisions de prédations de 15 000 têtes sur les domestiques se réalisent à moyen terme ! Quand des centaines de bovins, non protégés, auront subi le sort du loup, poussé par une politique dénuée de sens, d’incessant braconnages et tirs dit « légaux » l’ensemble de la classe politique va pointer du doigt le seul responsable. Un canidé sauvage, en somme, alors que les responsabilités sont humaines et non sauvages. Mais chacun connaît le niveau de lâcheté de la classe politique actuelle ! Cette classe politique outre-cuisante et sans réelle valeur, dénuée de vision à long terme est en train d’orchestrer la politique du pire !

 


Cette politique se résume en trois mots, gabegie, mercantilisme et obscurantisme !


L’État a déjà perdu la guerre du loup, il a engagé la gabegie qui mène à l’établissement du canidé sur tout le territoire national à moyen terme. Gabegie de moyens destinés à compenser les éleveurs dont certains pratiquent la politique du pire également, nourrir le loup provisoirement afin d’obtenir son éradication locale est une stratégie orientée par les syndicats d’éleveurs et qui se retourne déjà contre le pastoralisme. Car l’agneau engraisse encore en pâturage libre, ainsi en Savoie après le décret institué par le préfet, chacun veut obtenir « son tir », son loup mort. Un bon loup est un loup mort ! Et l’agneau, libre, attend son heure. Celle du boucher, ou celle du loup.

Alors que l’anarchie qui règne engage la partie défenderesse du canidé à songer au boycotte de la viande ovine et des produits d’origine laitières, voire à le proposer ouvertement. Peut-on croire que les 80% de français, tous des citadins, parait-il, favorables à la présence du loup, sont en clin à y penser, voire à y réfléchir avant de passer à l’acte du conso-acteur décidé à agir sans violence ? Il est surprenant, encore, de penser que certains fromages de brebis pourraient être fabriqués à partir d’une production laitière locale,-comme en Lozère par exemple- mise en œuvre par les braconniers du loup. Pourtant c’est devenu un fait notoire sur les Causses. Faut-il encore fournir la liste des marques qui s’approvisionnent chez les braconniers du loup ?

Le politique par son insouciance a déjà perdu la guerre du loup. La pression cynégétique engagée sur le loup pourrait se transformer en pression médiatique, voire en manifestations légales ou illégales. L’incurie intellectuelle affichée ne peut qu’engager certains esprits à passer des paroles à des actes plus concrets. Le politique a bien attendu que le détracteur du loup José Bové fauche à tue-tête des Ogm qui finissent quand même dans nos assiettes. Il en sera de même pour le loup. A lors que l’État ferme les yeux de manière absurde, il faut le dire encore une fois, les faits -tirs anarchiques sans contrôle réel et sans production de savoir, battues illégales, braconnages de l’espèce- qui se déroulent en rapport avec la présence du loup sont devenus inadmissibles Mercantilisme politique. Tout le monde l’a compris depuis des lustres, le politique retourne sa veste a chaque changement d’orientation, cherchant les paroles qui apaiseront l’éleveur-électeur, ou tout au contraire quand l’éleveur est un électeur minoritaire ! Le plus dangereux des politiques étant celui qui ne comprenant pas ce qui se passe et qui prend malgré tout des décisions radicales qui semble avoir du sens à court terme et qui produisent des effets dévastateurs à moyen terme. Doit-on croire que les élections à venir nous le confirmeront. L’appel à «  voter blanc » de certaines associations environnementalistes serait-il entendu ?

Obscurantisme. Le pastoralisme a déjà perdu la guerre du loup. Mener une communication absurde, présentant le lupus comme un dévoreur d’enfant, un as de la cambriole de l’ovin surprotégé, une espèce hybride de plus illégalement importée donc dévouée à la destruction et donc vouée à une éradication n’a aucun sens profond sinon dans celui d’esprits obtus en contradiction avec leurs propres valeurs. Celles qui les présentent comme les jardiniers d’espaces naturelles envahis par la manne touristique chaque année, pour certains. Alors qu’ils étaient envahis autrefois par l’herbe folle, le roncier, et l’arbrisseau, tous malfaisants à l’image du loup. En ces lieux mêmes ou les « bêtes » d’antan faisaient de l’humain, la proie idéale et ne manqueront pas d’y revenir assurent les mêmes esprits obtus. Tenter de braconner l’espèce ne mène qu’a de fortes désillusions. La solution passe par l’humain, le Patou de quelques mois sans expérience ne fera jamais seul le travail de surveillance nécessaire, au contraire c’est celui qui va s’enquérir du touriste, mordu au final, car il n’est pas formé et bien jeune pour assumer une tâche que l’éleveur ne veut et ne peut assumer sans les moyens que l’administration françaises ne met en place que par réaction, dans l’urgence et sans aucun contrôle, et une fois de plus sans moyen réel. Sans anticipation aussi.

Alors fermons les yeux et laissons faire les gens de pays, il s’arrangeront bien de la bête !

 


Un suivi du loup de plus en plus aléatoire:


40% des postes techniques du service départemental des Alpes Maritimes sont vacants. ( Oncfs 5/11 vacants). Peut-on croire que les moyens humains et techniques passés et actuels permettent un suivi rigoureux des espèces sauvages et en particulier celle du loup à l’Oncfs? Qu’en est-il dans les autres départements de France, en présence et en l’absence du loup.

Si vous détenez des informations à ce sujet, merci de nous contacter ici: observatoireduloup@hotmail.fr

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